Vous aurez peut être remarqué que depuis quelque temps, je poste tous les lundis une nouvelle histoire.
Et pourtant, hier, silence radio.
Et pourtant, hier, silence radio.
Il n'y aura pas d'histoire cette semaine.
Ce ne sont pourtant ni l'envie, ni les idées, ni les fonds de tiroirs -auxquels j'ai si souvent eu recours- qui me manquent. Ce n'ai pas que je n'aie pas eu envie d'écrire, j'ai simplement eu l'envie de ne pas écrire. De laisser le silence s'exprimer.
Au lieu d'écrire, pour une fois, j'ai réfléchi.
Je publie sur ce blog toutes les semaines depuis cinq mois, et c'est seulement après vingt cinq notes, plus de vingt nouvelles, que je me pose des questions sur ma propre démarche.
Pour la première fois depuis tout ce temps, je me demande si je fais le bon choix. Quand j'ai commencé à écrire "pour de vrai", en mars dernier, j'ai décidé d'apprendre à écrire, sans même me demander ce qu'écrire voulait dire, alors j'ai écrit. J'ai couché des idées sur le papier, je les ai transformées en nouvelles, j'ai créé un blog.
Des gens sont venus ici, plus ou moins par hasard, certains sont restés. Vous. Certains ont aimé, d'autres moins, mais cela m'a donné l'envie de continuer.
Alors j'ai continué, et j'ai écrit beaucoup, plusieurs heures par jour. Mon rythme d'étudiant à la fac, après tout, me le permettait. Une nouvelle, un texte, une impression. Ou d'autres projets, plus ou moins aboutis, qui restent consignés dans mes tiroirs, que personne ne lit jamais, pas même moi.
Quand je suis arrivé ici, je ne me suis promis qu'une seule chose: Ne pas parler de moi. Ne pas me larmoyer, m'apitoyer, me lamenter sur mes questionnements. Et puis avec le temps, j'ai compris que mes meilleurs textes parlaient de moi, que les personnages les plus purs, les plus vrais, je ne les inventais pas, je les tirais de moi-même, de ma propre expérience, de mon identité.
J'ai voulu perfectionner mon style, apprendre à écrire -c'est si ridicule à dire- comme un homme. Comme un grand écrivain, sans me demander si cette manière d'écrire, justement, me correspondait. Depuis des mois, je m'approprie un style qui n'est pas le mien, comme un enfant qui imite les grands, qui reproduit à l'identique des gestes qui n'ont aucun sens pour lui.
J'ai mal de l'avouer, mais j crois que je me suis trompé de route, tout simplement.
Je ne crois pas écrire mieux, je n'ai pas fait le point dans l'écheveau complexe de mes interrogations personnelles, je ne suis pas un homme meilleur, et, arrêtez-moi si je me trompe, je ne crois pas avoir changé ni vos vies, ni la mienne.
En d'autres termes, j'ai gesticulé dans le vent, en espérant que ces gestes vains m'apporteraient une quelconque réponse. Toutes ces histoires n'ont servi à rien.
Alors je laisse parler le silence, pour un temps.
Je reviendrai un jour ou l'autre.
Des gens sont venus ici, plus ou moins par hasard, certains sont restés. Vous. Certains ont aimé, d'autres moins, mais cela m'a donné l'envie de continuer.
Alors j'ai continué, et j'ai écrit beaucoup, plusieurs heures par jour. Mon rythme d'étudiant à la fac, après tout, me le permettait. Une nouvelle, un texte, une impression. Ou d'autres projets, plus ou moins aboutis, qui restent consignés dans mes tiroirs, que personne ne lit jamais, pas même moi.
Quand je suis arrivé ici, je ne me suis promis qu'une seule chose: Ne pas parler de moi. Ne pas me larmoyer, m'apitoyer, me lamenter sur mes questionnements. Et puis avec le temps, j'ai compris que mes meilleurs textes parlaient de moi, que les personnages les plus purs, les plus vrais, je ne les inventais pas, je les tirais de moi-même, de ma propre expérience, de mon identité.
J'ai voulu perfectionner mon style, apprendre à écrire -c'est si ridicule à dire- comme un homme. Comme un grand écrivain, sans me demander si cette manière d'écrire, justement, me correspondait. Depuis des mois, je m'approprie un style qui n'est pas le mien, comme un enfant qui imite les grands, qui reproduit à l'identique des gestes qui n'ont aucun sens pour lui.
J'ai mal de l'avouer, mais j crois que je me suis trompé de route, tout simplement.
Je ne crois pas écrire mieux, je n'ai pas fait le point dans l'écheveau complexe de mes interrogations personnelles, je ne suis pas un homme meilleur, et, arrêtez-moi si je me trompe, je ne crois pas avoir changé ni vos vies, ni la mienne.
En d'autres termes, j'ai gesticulé dans le vent, en espérant que ces gestes vains m'apporteraient une quelconque réponse. Toutes ces histoires n'ont servi à rien.
Alors je laisse parler le silence, pour un temps.
Je reviendrai un jour ou l'autre.
Si je puis me permettre de t'encourager, continue! je pense que tu es sur le bon chemin! ;) ne fuis pas les problèmes que l'écriture te pose, affronte les!
RépondreSupprimerEn me posant les questions que je pose aujourd'hui, c'est justement ce que je fais.
RépondreSupprimerJ'ai passé six mois à essayer de correspondre à un idéal littéraire absurde, si je ne regrette pas certains des textes que j'ai faits, je pense simplement que j'ai fait fausse route.
Alors je me relis. Je réfléchis, j'essaie d'écrire d'une manière qui me soit plus personnelle, que j'aime, pour enfin être fier de ce que fais.
Si je puis me permettre, de même qu'en dessinant on apprend a dessiner et a trouver son style sans vraiment s'en rendre compte, c'est en écrivant qu'on apprend à écrire et a s'affirmer. Au début on jette sur le papier ses histoires d'enfant, puis tourments adolescent... on imite les grands, ceux qu'on admire... et puis de temps en temps un texte s'échappe. Quelque chose qui nous ressemble forcément. Alors quand tu dis que tu fais fausse route je m'étonne. Il n'y a pas de fausse route pour moi, tous les chemins sont bons, même ceux qui finissent en cul de sac. Personnellement j'ai plaisir à te lire, même quand tu ne "raconte rien" (mais on raconte toujours quelque chose non ?). Alors continue !
RépondreSupprimerAu plaisir de te lire à nouveau.
:)
Ca va être triste de ne plus te lire pour un temps...
RépondreSupprimerBonne chance pour trouver ta propre écriture !
Je suis en partie d'accord avec Niko : c'est vrai qu'on ne fait jamais (ou rarement) "rien". Surtout dans des sujets aussi vastes que l'écriture ou le dessin. D'accord aussi avec le côté "c'est en forgeant qu'on devient forgeron", même si ça pose, quelque part, un problème : le fait de "savoir écrire" fait-il de quelqu'un un bon "écrivain" ? Pas sûr. Un bon scribouillon, un bon conteur, sans doute. Un écrivain, qui pour moi touche à une dimension supplémentaire, est quelque chose de différent : on considère souvent quelqu'un comme un bon écrivain (voire un très bon) si les gens ressortent de ses livres différents qu'ils n'y sont entrés (un peu ou beaucoup, ça n'a pas forcément d'importance, le tout étant que le récit ne soit pas juste immédiatement digeste et oubliable. Faut que ça reste dans la mémoire et dans les tripes). Et pour ça, je pense que, effectivement, la meilleure façon d'atteindre ce stade est de continuer à écrire, mais en prenant son temps.
RépondreSupprimerCe qui, bien sûr, n'empêche pas d'écrire pour le plaisir de temps à autre.
Bon courage pour cette introspection et cette remise en question qui, hélas, ne sont jamais simples.
On est avec toi !
Tant que tu continues d'écrire à côté, que ça soit pour tes projets personnels dont on a parlé ou juste pour toi, c'est l'essentiel... Bon courage buddy.
RépondreSupprimerComme dit Silver, l'essentiel est que tu continues à écrire...à condition que cela t'apporte du plaisir, sinon ça n'a aucun sens.
RépondreSupprimerBon courage!
Oui, je me suis mal exprimé, on dirait que je te met la pression (ce que je ne te souhaite surtout pas!) Comme disent Silver et Sophie, il faut que ce soit un plaisir pour toi, avant tout.
RépondreSupprimerAlors fais nous plaisir en te faisant plaisir! ;)
Du vent?
RépondreSupprimer"the answer my friend is blowing in the wind"