<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319</id><updated>2012-01-29T12:56:00.390-08:00</updated><category term='Le Dernier Âge de l&apos;Homme'/><category term='Collaboration'/><category term='Nouvelle'/><category term='Plagiat'/><category term='Spin-Off'/><category term='Exercice de style'/><category term='Annonces'/><category term='One-shot'/><category term='Conte'/><category term='Masochisme littéraire'/><category term='Métro'/><category term='Bouletcorp'/><title type='text'>Wor(l)ds - Blog de Félix</title><subtitle type='html'>Un blog de nouvelles, d'histoires, de bouts de vie, mis à jour à peu près chaque semaine.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>40</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-4536728033491393080</id><published>2012-01-29T12:53:00.000-08:00</published><updated>2012-01-29T12:54:27.680-08:00</updated><title type='text'>Wrapping Up</title><content type='html'>Je m’en voudrais de vous quitter sans une brève conclusion sur les mois que j’ai passés en votre présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est d’adieux qu’il s’agit.&lt;br /&gt;J’aurais dû écrire cette note il y a longtemps, mais j’ai préféré prétexter du peu de temps que j’ai à ma disposition pour ne pas le faire. C’était une erreur. Je prends donc quelques instants, pour que les bienheureux qui auront rajouté ce blog à leurs flux RSS, ou qui passent encore, de temps en temps, puissent savoir ce que ce blog m’a appris.&lt;br /&gt;Par ce que oui, ce blog m’a beaucoup appris. En relisant ce que j’ai fait au cours de l’année dernière, je pense qu’il n’a jamais été question d’autre chose.&lt;br /&gt;Voilà ce que j’ai appris, à commencer par votre réception des textes, puis ce que j’en ai tiré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un peu tendance à être &lt;strike&gt;illisible &lt;/strike&gt;jargonner quand je réfléchis. Si ça vous semble trop barbare, n’hésitez pas à sauter directement à la conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;eeeeerhhm... alors. *fouille dans ses notes*&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;Ah, voilà.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les trois textes les plus vus sont Cell, Ligne de Faille et Ghostwriters.&lt;br /&gt;Ces trois textes ont en commun quelque chose d’intéressant : Ce sont tous les trois des collaborations : Soit sous forme d’hommage (pour Ligne de Faille), de collaboration avec vous (pour le cas de Ghostwriters) ou avec Silver pour 30 Jours de BD (dans le cas de Cell).&lt;br /&gt;Les blogueurs sont une communauté. Cela apparaît comme une évidence, mais l’expérience le valide de manière assez nette : sur Internet, plus personne n’écrit dans son coin. Ghostwriters a prouvé que sur le blog, la frontière créateur/lecteur est floue : La plupart d’entre vous a un blog, chacun à sa manière, selon ses compétences. Il y a un esprit d’émulation très fort, et qui, pendant les dix mois d’existence de ce blog, m’a poussé à aller chercher partout où je trouvais des idées, et pas seulement ceux des grands blogueurs.&lt;br /&gt;J’ai honteusement pompé des idées là où je les trouvais (avec, quand même, la décence de le reconnaître publiquement). Et je ne pense pas être un cas isolé. La plupart d’entre vous ont fait de même quand l’occasion se présentait. &lt;br /&gt;La propriété intellectuelle est un idéal commercial, tout bêtement. On ne défend ses droits que quand il y a de l’argent à la clé. A l’opposé, toute appropriation d’une idée, d’un univers, dans le cadre purement créatif et libre d’intérêt financier, est considérée comme la bienvenue si elle est assumée publiquement. En matière de créativité, d’art, de réflexion intellectuelle, les blogs apportent un souffle salutaire dans l’histoire de la pensée humaine, puisqu’ils facilitent l’appropriation du travail des autres pour le bénéfice de sa propre création.&lt;br /&gt;Dit plus simplement : Le caractère communautaire des blogs est propre à un esprit d’émulation intellectuelle disparu depuis le 17e siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons.&lt;br /&gt;Une de mes surprises est la suivante : Les textes les plus appréciés ne sont jamais les plus originaux. Dans l’ensemble, ce sont des textes comme Cell qui vous correspondent le mieux.&lt;br /&gt;Je pense que grande leçon que j'aurai apprise de ce blog est la suivante: L'originalité n'est pas une fin en soi. C'est un moyen. &lt;br /&gt;L'absolue originalité ne m'a conduit qu'à un travail expérimental, déstructuré, et plus généralement difficile à lire. Mettre l'originalité au service d'une finesse de traitement. Être original, non pas pour le plaisir de se différencier, mais pour apporter quelque chose de nouveau à un édifice sur lequel il est inutile de se mentir: nous n'inventons rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="st"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrire sur Internet présente un inconvénient de taille: Il est impossible d'exiger de ses lecteurs une attention soutenue. Le support ne s'y porte pas. Quand on est sur internet, on saute d'une idée à l'autre, sans logique autre que la curiosité. Les notifications des réseaux représentent une telle masse de distractions que je pense impossible de rester concentré plus de quelques minutes.&lt;br /&gt;Pour autant, je ne pense pas qu'il y ait de longueur de texte idéale. ça dépend de la construction, de la densité des informations, de l'intérêt qu'on y porte, de la qualité d'écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, l'essentiel est là.&lt;br /&gt;J'ai encore deux trois idées, que je garderai pour moi, et que j'aimerais essayer de mettre en pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;[petit intermède musical]&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Y6ljFaKRTrI" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;[Tout message subliminal inclus dans le choix de cette chanson est purement fortuit]&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, là j'ai fini mon petit commentaire de texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus je me relis, plus ce texte me semble inutilement solennel, donc je vais en finir sans traîner, de peur de verser définitivement dans le ridicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rouvrirai un blog d'ici quelques mois. Je ne sais pas encore ce que je vais y mettre. J'ai récupéré mon carnet de voyage de l'été dernier, il est possible que je le numérise. Je pense que je vais mettre à profit l'été prochain pour réfléchir à la forme que prendra le prochain blog, je trouve ça intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à tous, et plus particulièrement à Silver et Nine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-4536728033491393080?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/4536728033491393080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2012/01/je-men-voudrais-de-vous-quitter-sans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4536728033491393080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4536728033491393080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2012/01/je-men-voudrais-de-vous-quitter-sans.html' title='Wrapping Up'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/Y6ljFaKRTrI/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-6069384833076672108</id><published>2011-05-02T10:57:00.000-07:00</published><updated>2011-05-02T10:57:12.783-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Cell</title><content type='html'>&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; J'étais enfermé dans une cellule aux murs blancs, sans fenêtre, avec pour seule issue une porte en fer clouté qui me séparait du monde.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je n'avais pu manger, ni dormir, ni boire, ni parler à quiconque, depuis tant de temps, que j'avais fini par accepter ma condition. Avec stoïcisme et résignation, je passais le plus clair de mon temps assis en tailleur au centre de ma cellule, et pendant tout ce temps, j'essayais d'apaiser mon esprit, de garder prise avec le peu de réalité qu'il me restait.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Car à rester, seul et enfermé, sans rien d'autre à faire que penser, sans jamais s'arrêter, sans jamais avoir quoi que ce soit pour se changer les idées, la folie devient une compagne aux promesses envoûtantes.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;De sa voix enjôleuse, elle me promettait que je serais libre, que je connaîtrais la paix, que tout ce dont j'avais jamais rêvé serait à ma portée. Tout ce qu'elle voulait, en échange, c'était ma raison.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle revenait régulièrement, chaque jour plus tentatrice, chaque jour plus séduisante. Elle me montrait des univers, où ma seule limite serait mon esprit, et où je pourrais vivre libre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je ne sais pas ce qui m'a fait tenir. Un semblant d'éducation, un reste de raison, quelques repères, je suppose.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Non.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Attendez, ça me revient.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; J'ai tenu grâce aux voix. Lorsque je collais mon oreille à la porte, attentif et silencieux, il m'arrivait parfois d'entendre au loin des voix qui parlaient entre elles. Souvent, elles parlaient de moi, de ma prison, à voix basse, vaguement triste. Il arrivait qu'elle me parlent, me racontent des histoires, mais alors, j'avais beau répondre, hurler, crier, personne n'entendait jamais ma réponse..&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Savoir qu'au dehors, quelqu'un savait que j'existe m'empêchait d'embrasser pour de bon la folie. Sans rien savoir du temps qui passe, sans savoir si des jours, des mois et des années s'écoulaient, j'attendais.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un jour vint mon jugement.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'une des voix dit&lt;i&gt;:&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;i&gt;- On le débranche.  Il est foutu.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;- On compte jusqu'à  trois.&amp;nbsp;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà. A trois, j'allais mourir. C'était aussi simple que cela. Je regardai autour de moi. J'allais crever dans cette cellule, sans pouvoir rien faire&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;i&gt;- Un.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me jetai contre la porte de métal, rageant de frustration, et m'acharnai en hurlant et en tambourinant contre le battant. Il &lt;i&gt;fallait&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; sortir, et&lt;/span&gt; j'allais mourir ici si je ne faisais rien.&lt;/div&gt;&lt;i&gt;- Deux.&lt;/i&gt; &lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Mes hurlements reprirent de plus belle, tandis que j'essayais d'enfoncer la porte. Celle-ci ne bougea pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;- Et  trois.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;J'eus l'impression de tomber du haut d'une falaise. Derrière moi, la cellule s'enfonça dans des ténèbres, qui engloutissaient mon univers, et qui bientôt allaient me dévorer. Je crus renoncer.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Une idée me vint, si absurde qu'elle me semblait soufflée par ma folie elle-même. Je me mis à courir. Derrière moi, les ténèbres cherchaient à me happer, gagnant à chaque seconde un peu plus de terrain. Cette fois, je ne courais pas la porte, mais droit dans le mur, crispai mes épaules, me préparant à l'impact.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Le mur éclata en des milliers de fragments, et derrière le mur, un océan de lumière. Les ténèbres s'évanouirent, loin derrière moi.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt; La lumière s'atténua peu à peu, et révéla des formes floues devant moi, que je pus distinguer au bout de quelques secondes. Je reconnus le faux plafond d'un hôpital, qui faisait office de firmament, et, en guise d'étoiles, des néons blafards qui étoilaient la pièce.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Je pris une inspiration, m'assis sur mon lit, regardai le monde autour de moi avec un regard émerveillé.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Comme un patient qui s'éveille après trois mois de coma.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: center;"&gt;* &lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: center;"&gt;*&amp;nbsp;&amp;nbsp; *&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Le dernier texte date de plus d'un mois. Putain. A mon tour de sortir du coma. Le temps d'un texte. Je croule sous les travaux d'écriture en ce moment, je n'ai même pas participé au concours organisé par mon ami HDB. Bref, ce blog prend racine.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Et Désolé, par avance, mais ça ne va pas aller en s'arrangeant. J'ai des partiels, des textes, puis je pars à l'étranger pendant un mois, puis en vacances. Donc dans le meilleur des cas, je ne reprendrai pas de rythme de travail régulier avant septembre. Je continuerai à poster occasionnellement, mais ne vous attendez pas à un texte pas semaine. Je ne peux simplement pas.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;On se reverra en des temps meilleurs.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-6069384833076672108?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/6069384833076672108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/05/cell.html#comment-form' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6069384833076672108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6069384833076672108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/05/cell.html' title='Cell'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-469617404351452232</id><published>2011-03-21T12:41:00.000-07:00</published><updated>2011-03-21T12:41:18.113-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Exercice de style'/><title type='text'>Une Nuit avec les Ombres</title><content type='html'>&amp;nbsp;Je vous mets en garde. Ce n’est pas votre texte habituel. C’est autre chose. C’est une réalité, racontée dans tout ce qu’elle peut avoir de crue ou de violente, sans concessions.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je ne me souviens pas de tout.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Les tenants et les aboutissants de cette nuit d’horreur sont restés dans la brume, et c’est avec les parcelles ébréchées d’une mémoire inaboutie que je tente, tant bien que mal, de reconstituer mon tableau.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Ce dont je me souviens, en revanche, est resté gravé dans ma mémoire à tout jamais.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je me souviens d’une nuit noire. Une nuit surnaturelle, sans lune, sans étoiles, sans lumière, sans vie. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je me souviens de l’urgence. Une urgence incontrôlable, inexpliquée. Chacun de mes geste étaient, je me souviens, emprunts d’une nécessité absolue d’agir, sans quoi les conséquences seraient terribles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je me souviens d’avoir regardé à l’horizon, maintes fois. Je me souviens d’y avoir cherché, dans cette nuit sans espoir, les premières lueurs de l’aurore. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je me souviens de les avoir cherchées, mais de ne jamais les avoir vues.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;C’est un moment tragique que j’ai vécu, et depuis ce soir, chaque fois que je vois le soleil se coucher, je me demande si ce n’est pas le dernier.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je ne déguiserai pas les atrocités que j’ai commises ce soir là, et si je dois passer pour un monstre, qu’il en soit ainsi. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Voilà pour le décor.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je regardai l’horizon, toujours obstinément noir. Pour une raison que je ne m’expliquais pas, cela me rassurait.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je tenais mon épée à la main, déjà ensanglantée, d’avoir dû frayer mon chemin dans le sang, celui d’un garde, à l’entrée de la colonie, qui avait cru bon de s’opposer à moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je suis entré dans la colonie en promettant que mes intentions étaient bonnes. Il en était venu aux mains, m’avait fait perdre mon temps. Et mon temps était précieux. J’avais tiré ma lame, tranché sa gorge, puis passé à autre chose.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Ne croyez pas que tuer un innocent qui ne faisait que son devoir m’aie laissé indifférent. Mais l’urgence, toujours cette nécessité absolue m’avait fait agir, au plus vite, au plus simple sans perdre de temps. Quel qu’en soit le prix.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sa mort à lui, au moins, avait été rapide et sans douleur. Dans ces jours de chaos, dans la confusion de ces jours sans étoile, je m’étais découvert un nouveau pouvoir. Des éclairs jaillissant de mes mains, obéissant à ma seule volonté. Un pouvoir que j’avais assumé comme les autres, sans y faire plus attention. Dans le chaos qui régnait dans le monde, les catastrophes, les batailles entre des civils affamés, j’avais cessé de prêter attention à ce qui m’arrivait. Je n’étais plus à une bizarrerie près.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je cherchais, je crois, un médaillon. Je ne sais pas pourquoi cet objet revêtait une importance aussi primordiale, ni même ce que j’en ferais une fois en ma possession. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Mais cela n’a plus beaucoup d’importance.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;On m’avait indiqué qu’il avait été enterré avec le corps d’une femme morte quelques années plus tôt, et que pour la trouver, je devrais m’adresser à quelqu’un de sa famille.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’avais trouvé Yan, en train de parler avec des amis. Yan était jeune quand il avait perdu sa mère, et avait aujourd’hui guère plus de huit ans. Comme ses amis, il aborait une expression de sérieux et de maturité qui faisait peine à voir sur un enfant de son âge.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Yan !&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Il tourna la tête vers moi, me reconnut. Ne me demandez pas, je ne sais pas comment. Il savait qui j’étais, et ce que je faisais ici.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je sais ce que tu cherches. Mais il faudra te battre pour l’avoir. Je veux un duel.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Il sortit un couteau, qu’il pointa sur moi avec résolution, sans un mot de plus. Autour de nous, les autres nous regardaient, en rond, sans rien dire.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Nous nous regardâmes l'espace d'un instant. Je ne comprenais que trop bien l'attitude du gamin. Sa mère était enterrée là à quelques pas, et je savais que son geste n'était que l'expression d'un vague espoir de conserver à sa génitrice un semblant de dignité. Quel âge avait-il, au juste? Huit ans? Que savait-il des idées d'honneur, de survie, de dignité, de danger?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J'eus un regard vers l'horizon. Les ténèbres persistaient, j'avais encore une chance, mais pour autant, je n'avais pas le temps de me battre à la loyale, ni même d'argumenter.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Il ne m'en fallut guère pour dégainer une lame. A peine plus pour me glisser derrière lui, et poser la lame contre sa gorge. La résistance de Yan était risible.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors? Où est-elle?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;- Ce n'est pas un duel! Respecte les...&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je l'interrompis en plaquant ma main sur sa bouche.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tais toi. Tu ne sais pas ce que tu fais, ce que nous risquons tous. Par sa faute.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je m'en fous! Je veux mon duel!&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je levai ma main libre, et serrai le poing. Une décharge d'énergie traversa mon corps et se déversa dans la terre. Des éclairs surgirent du sol, et saisirent les spectateurs, qui se roulèrent au sol en se tordant de douleur.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je crois qu'à ce moment-là, une larme a glissé de ma joue. Ou peut être que non, peut-être qu'à ce moment, je n'avais déjà plus rien d'humain, et que je pouvais torturer des innocents sans ressentir la moindre amertume.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le voilà, ton duel.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;L'un d'entre eux sombra dans l'inconscience.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Yan renonça enfin, et sans un mot, me désigna une tombe non loin, sur laquelle étaient gravés des mots qui m'étaient familiers. Je m'en approchai, ignorant les insultes du môme qui cherchait sans succès à provoquer ma colère. J'eus beau plisser les yeux, me concentrer, les lettres m'échappaient.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je posai la main au sol et écoutai le grondement sourd de la terre sous ma paume. Je sentis, faiblement, six pieds sous mes pas, une pulsation très faible, comme les battements de coeur d'un mourant. J'étais tout près du but, et il ne me faudrait qu'un instant pour...&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Alerté par un sens que je ne me connaissais pas, je levai la tête. Devant moi, une intense lumière rouge.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ca commence déjà, dit le môme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je reconnus peu à peu, dans la lumière, une colonne de flammes, surmontée d'un dôme rougeoyant, très loin à l'horizon. J'abandonnai le médaillon. Il était trop tard, il n'y avait plus rien à faire.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est où, selon toi?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Paris, je suppose. Ne t'inquiète pas, la prochaine est pour nous.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je sortis mon téléphone, voulus composer un numéro. Appeler ma famille, mes amis, leur dire toutes ces choses que j'avais négligées de leur dire quand il en était encore temps. Le téléphone sonna une première fois. Je regardai le lent développement de l'explosion au loin, perdis mon regard dans le ballet des flammes.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;La tonalité du téléphone retentit une seconde fois dans le vide.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mon intuition guida mon regard vers l’ouest, vers l’océan. La mer demeurait, docile et immobile, ce qui, plus que tout autre chose, m’indiquait que quelque chose allait se produire.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;L’eau sembla d’abord se soulever de quelques pas, puis retomba. Il y eut un instant de calme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Puis une forme s’éleva dans les airs, reconnaissable entre mille. Un missile M51 à tête nucléaire, lancée d'un sous-marin, dont la traînée lumineuse s’élevait, mètre après mètre, vers le firmament. A l’aide de mes jumelles, je voyais le monstre très distinctement. Je pouvais distinguer les détails de la carlingue, le numéro et le type de l’engin, malgré la nuit, malgré les ombres qui nous entouraient.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;L’engin n’eut guère le temps de s’élever, et se désintégra en plein vol.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Me voilà à l’instant fatidique, le point de basculement de ce texte.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’ai beaucoup redouté cette scène au moment de l’écrire, et j’aurais voulu pouvoir vous décrire, dans ses moindre détails, toute la beauté de cette fin du monde. J’aurais voulu vous décrire l’explosion du missile, étage par étage, le hurlement du métal de la carlingue déchiré par la pression interne. J’aurais voulu vous montrer cette colonne de lumière, le geyser d’eau en formation au moment où le souffle atteint le sol. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’aurais voulu dire comme il était beau, ce spectacle, à la jonction des quatre éléments, eau, terre, air, feu, tous les quatre mêlés dans un maelström innommable, à quel point le chaos peut être salvateur, quand on n’attend plus rien de l’ordre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Au centre de l’enfer originel, on put distinguer une lumière, intense, pâle et blanche, qui croissait sans sembler jamais s’arrêter, qui m’enveloppa peu à peu.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Puis le silence. Puis l'ordre, à nouveau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-469617404351452232?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/469617404351452232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/03/une-nuit-avec-les-ombres.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/469617404351452232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/469617404351452232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/03/une-nuit-avec-les-ombres.html' title='Une Nuit avec les Ombres'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-3081358319914534512</id><published>2011-03-13T15:23:00.000-07:00</published><updated>2011-03-13T15:23:22.529-07:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>Il parait qu'il faut que j'écrive plus d'histoires humoristiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...et merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu'un a une idée de nouvelle un peu déconnante? (passque je sais pas vous, mais les derniers posts sont pas joyeux-joyeux, hein.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-3081358319914534512?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/3081358319914534512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/03/blog-post.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/3081358319914534512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/3081358319914534512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/03/blog-post.html' title='...'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-6440556574191744505</id><published>2011-03-08T12:37:00.000-08:00</published><updated>2011-03-13T14:53:58.718-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spin-Off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Dernier Âge de l&apos;Homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Collaboration'/><title type='text'>La Cité Mouvante</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Je passai ma manche sur mon front, afin d’essuyer la sueur et les traces de suie qui s’y accumulaient, puis ajoutai à contrecœur une pelletée de charbon dans la chaudière afin de nourrir le feu mourant qui brûlait devant moi. Je jetai un coup d’œil au tas de charbon qui s’amenuisait à quelques pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Epuisé, je m’assis contre le mur, accoudé à un tuyau qui amenait de l’eau froide dans le four, seule source de fraîcheur dans cet enfer de vapeur et de charbon. J’avais peine à comprendre pourquoi la plupart des gens enviaient mon travail. Contrairement aux autres, il était certes à l’abri de la neige et des intempéries, mais personne n’imaginait que la chaleur pouvait être aussi pénible à supporter que le froid.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Et dans la Cité Mouvante, le froid, c’était la mort. L’immense chaudière centrale mettait en route les immenses chenilles qui portaient la Cité, elle pourvoyait toute la population en chaleur, en eau chaude. La Fournaise nous maintenait tous en vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Pendant les mois les plus cléments de l’été, nous faisions des provisions en bois, en charbon, afin de se préparer à l’hiver. Quand les grands froids arrivaient, il était indispensable d’en rassembler suffisamment pour tenir jusqu’à l’arrivée du printemps. Pendant l’hiver interminable, il neigeait sans discontinuer pendant neuf mois. Les forêts, les mines étaient enterrées sous des tonnes de neige, et ne réapparaissaient qu’à la fonte des neiges. Pour survivre, le village se déplaçait sans cesse, de point de chasse en point de chasse, afin de toujours trouver de quoi subsister dans notre empire polaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;S’arrêter aurait signé notre arrêt de mort à tous, car il ne fallait que quelques jours pour que la tempête de neige enlise le village ambulant, et sans bouger, nos ressources en nourriture s’amenuisaient rapidement. Notre survie était donc précaire. Nous vivions dans un équilibre fragile, et il suffisait de peu de chose pour bousculer nos chances de survie.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé cet hiver-là, et sans doute devrais-je accuser un concours de circonstances fâcheuses. Les grands froids étaient venus plus tôt que prévu, la collecte de bois avait été moins bonne, des accidents, survenus pendant l’hiver, avaient nécessité de puiser dans les stocks de bois pour faire les réparations.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Le mois de mars approchait, et les stocks s’amenuisaient inexorablement. La nuit interminable, la neige et le froid, en revanche, semblaient ne jamais vouloir s’arrêter. Je m’en ouvris au conseil, qui promit d’y réfléchir et de trouver une solution, ce qui me fit perdre patience. La solution, je la connaissais, mais le conseil qui dirigeait le village refusait formellement de l’appliquer.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;En de rares moments, la chape nuageuse qui recouvrait notre territoire cessait légèrement, offrant à la ville mouvante un bref instant de répit pendant les neuf mois de tempête. On pouvait alors voir les Ruines, derniers vestiges de la civilisation de nos ancêtres, des immeubles abandonnés et des tours d’acier noir qui se détachaient à l’horizon. Les lieux étaient vides depuis des siècles, sans que personne ne sache réellement pourquoi. Les ruines faisaient l’objet de nombreuses histoires plus fantaisistes les une que les autres. Les uns racontaient qu’elles abritaient un démon des glaces, les autres affirmaient que la pollution avaient rendu l’air irrespirable. De l’avis général, ceux qui s’y aventuraient n’en revenaient jamais.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Ces histoires, j’y croyais, dans une certaine mesure, car je me doutais bien qu’une ville entière ne pouvait pas avoir été abandonnée sans une bonne raison. Mais ce dont j’étais sûr, c’était que si une expédition n’était pas organisée, nous mourrions tous de froid et de faim avant la fin de l’hiver.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Devant mon insistance, le conseil céda. Je résolus de partir seul, tiré par un traîneau. Une polaire me protègerait du froid, un fusil me protègerait des ours, et un masque à gaz me protègerait contre… Dieu savait quoi. Dans le sas qui séparait le village du monde extérieur, je flattai l’encolure des chiens qui m‘accompagneraient dans ma sortie. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Lorsque la porte s’ouvrit dans un bruit de vapeur, je sortis, réajustant mon col afin de mieux me protéger contre la tempête qui me mordait les joues. Nous marchâmes dans l’immensité polaire pendant des heures. Quand je me retournais, je voyais mes traces de pas que la tempête recouvrait lentement, et, plus loin, beaucoup plus loin, la Cité qui s’éloignait lentement, et qui se fondait peu à peu dans l’horizon.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Les ruines n’étaient guère loin, et il ne me fallut guère de temps pour en atteindre les bords. Les places et les rues avaient disparu sous des dizaines de pieds de neige depuis bien longtemps, et on ne voyait de cette ville abandonnée que d’interminables immeubles qui surgissaient du sol. Et créaient un univers de noir et de blanc, à peine nuancé, ici et là, par le logo coloré d’une compagnie pétrolière depuis longtemps tombé dans l’oubli. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Je guidai mon traîneau avec hésitation, sans trop savoir si je devais me mettre en quête de ressources immédiatement ou s’il était préférable de chercher un abri pour se reposer, quand un des chiens s’agita, bientôt imité par ses congénères Ils se mirent à grogner en direction d’un angle de rue, et c’est alors que je distinguai une forme sombre qui se tenait tapie dans un angle, et qui semblait guetter le moment propice pour me tomber dessus. Je l’abattis d’un tir de fusil à l’instant même où elle bondissait dans ma direction. Dans un jappement de douleur, la créature s’effondra sur le sol et ne bougea plus, et je m’approchai pour l’examiner avec attention. C’était une sorte de gros loup, dont la fourrure noire était épaisse et douce. De son flanc coulait une tache de sang qui imprégnait la neige. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Pris d’une pitié que je ne m’expliquais pas, je laissai là l’animal et repris ma route.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Je ne trouvai pas ce que je cherchais avant bien plus tard le lendemain. C’était une immense citerne, qui abritait un liquide noir, visqueux et nauséabond. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;J’en prélevai tout d’abord une petite quantité. Au contact de la flamme de mon briquet, le liquide s’enflamma en un instant et se consuma pendant de longues minutes. Exactement ce que je cherchais. Je passai donc la journée à remplir les tonneaux que j’avais amenés sur le traîneau, puis, une fois ma cargaison faite, je repris ma route sans plus attendre.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Je sortis des ruines, et retournai dans ma Fournaise le cœur léger, sans autre incident pour interrompre mon voyage.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Pendant le voyage, je réfléchissais aux moyens d’exploiter cette ressource. Jeter l’huile directement sur le feu s’avéra être une mauvaise idée, car le liquide explosait au lieu de se consumer. La solution s’avéra d’une simplicité enfantine : Imbibé de liquide, le charbon qu’il me restait brûlait pendant bien plus longtemps, bien plus fort.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Une fois rentré, je jetai quelques morceaux de mon mélange dans le feu afin d’examiner le résultat. Le feu vira soudain au bleu, puis au vert, et dégagea une fumée noire, si âpre et intense que je me sentis défaillir. Je sortis en courant de la pièce, refermai la porte derrière moi en toussant jusqu’à en cracher mes poumons.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Je bandai un mouchoir autour de mon visage et retournai dans la pièce. Je n’y voyais rien, la fumée me piquait les yeux et m’obligea à les garder fermés. Je titubai au milieu de la pièce, manquai de trébucher contre le tas de charbon, puis atteignis le mur d’en face. Mes mains trouvèrent un levier, que j’actionnai en priant de toutes mes forces pour que ce soit le bon.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Dans le plafond, des conduits d’évacuation s’ouvrirent, aspirant en quelques minutes tout ce que la pièce contenait de vapeurs toxiques. Lorsque j’ouvris enfin les yeux, la fumée était partie. Elle suivrait les conduits d’aération, sortirait par les cheminées et s’évanouirait dans la nature, bien loin de nous. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Nous étions sauvés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* &amp;nbsp; &amp;nbsp; * &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'ai conscience d'être resté silencieux pendant un peu plus de temps que je ne l'aurais voulu, et, autant que possible, j'espère que personne ne m'en voudra.  Je croule sous des projets, tous&amp;nbsp; plus importants les uns que les  autres, et qui vampirisent l'essentiel de mon temps.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;  Quand, il y a quelques semaines, il m'a fallu revoir l'ordre de mes  priorités, j'ai été obligé de mettre ce blog en bas de la liste. Ce qui me désole.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;C'est une banale histoire de temps, comme toujours.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Du coup, pour me rattraper, je vous propose d'aller faire un tour du côté du blog-tout-frais-tout-neuf de mon ami &lt;a href="http://lacouleurdupapier.blogspot.com/"&gt;HDB&lt;/a&gt;! Il organise un concours d'écriture (auquel je voulais participer, et puis j'ai pas eu le temps.)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;En attendant, soyez dignes! &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-6440556574191744505?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/6440556574191744505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/la-cite-mouvante.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6440556574191744505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6440556574191744505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/la-cite-mouvante.html' title='La Cité Mouvante'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-4129846101902239261</id><published>2011-02-11T15:21:00.000-08:00</published><updated>2011-02-11T15:21:46.796-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Plagiat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spin-Off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bouletcorp'/><title type='text'>Encore un Jour Ordinaire...</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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Le froid me dévore les doigts, et à ce moment, je regrette d’avoir perdu mes gants. Tant pis. Les mains dans les poches, je marche quelques minutes dans la rue déserte. Au détour d’un immeuble à moitié effondré, le soleil matinal vient caresser mon visage, réchauffant mon visage engourdi et me faisant plisser les yeux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Pendant la nuit, un arbre géant a poussé au milieu de ma rue, et ses grosses racines ont percé le bitume et lézardé le trottoir. Son feuillage épais dépasse déjà en hauteur les immeubles autour de chez moi, et une nuée d’oiseaux semble y avoir élu domicile.&lt;span&gt; &lt;/span&gt;Au loin, j’entends le mélange confus des bruits de la cité qui s’éveille, de quelques véhicules encore en état de marche qui passent au loin et des animaux sauvages qui se mettent en chasse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Je contourne la rue bloquée et lui préfère une rue parallèle, puis traverse un parc minuscule, dans un état parfait, aux rosiers soigneusement taillés, aux haies coupées et aux chemins entretenus, et ce petit coin en ordre me semble d’autant plus singulier que partout ailleurs, la ville est à l’abandon, envahie par les animaux, les plantes et la rouille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsque je sors du jardin, je vois, entre deux immeubles, la Seine qui coule, imperturbable, sous des ponts qui ne la traversent plus depuis longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Même l’hiver, même le matin, même cent jours après la fin du monde, Paris sera toujours Paris.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Slalomant entre les plaques de neige, les épaves de voitures rouillées, je parviens devant une grande porte de garage, dont je soulève le métal rouillé qui grince sous l’effort.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Enfin, le métal bascule, et révèle mon vaisseau qui dort sagement en m’attendant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je m’approche, pose doucement ma main sur le capot. Les phares s’allument en me reconnaissant, et les moteurs émettent un doux vrombissement. Enfin, la grosse carcasse de métal blanc se soulève et avance vers l’extérieur. Je me recule pour la laisser passer, me glisse dans l’habitacle. Mes mains effleurent le tableau de bord d’un noir lisse et uniforme, qui s’allume sans un bruit et laisse apparaître des dizaines de voyants et d’indicateurs. Un geste, quelques lignes de code, et l’appareil sort du garage et s’élève lentement dans les airs, sans que j’aie plus à m’en préoccuper.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;A la vue du vaisseau qui poursuit son ascension avec majesté, quelques corbeaux jaloux battent les ailes, et battent des ailes à mon intention, sans pour autant ose quitter leurs nids, confortablement installés dans les rebords de fenêtres, dans les replis du lierre qui s’installe dans les immeubles, les façades et les maisons abandonnées, comme un roi chassé de son trône, qui reviendrait après une longue absence. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Je quitte mon fauteuil de pilote et me rends sur le petit comptoir derrière moi, où j’allume le feu, puis ouvre un placard à la recherche d’un reste de café. C’est le moment que choisit un chat, pas bien vieux et visiblement affamé, pour bondir hors du placard qu’il essayait visiblement de piller.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’attrape l’animal par le cou et le dépose sur mon fauteuil, depuis lequel il me regarde avec méfiance m’affairer dans la minuscule cuisine du vaisseau volant. Je reviens quelques minutes plus tard, une gamelle de viande chaude dans une main et une tasse de café brûlant dans l’autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsque je dépose la nourriture à ses pieds, il renifle l’offrande, puis la faim l’emporte sur la suspicion, et il descend de son piédestal et commence à dévorer son repas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;C’est avec peine que j’actionne le levier qui ouvre la porte donnant sur le pont extérieur, et vent glacial s’engouffre dans la cabine. Je sors quand même des larmes gelées dans les yeux, et m’assois sur le rebord du pont, les pieds pendant dans le vide, mon café à la main. Le chat a fini de manger et, tandis qu’il vient se lover contre moi, j’admire la lente course d’un nouveau matin d’après la fin du monde.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;[j'ai eu envie d'un texte tranquille, qui ne dit rien tout à fait, qui se contente d'énoncer des aspirations et un état d'esprit que je recherche. Toute ressemblance avec des oeuvres existantes ou ayant existé (&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;une note de Boulet, par exemple)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;, est totalement pas fortuite.]&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-4129846101902239261?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/4129846101902239261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/02/encore-un-jour-ordinaire.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4129846101902239261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4129846101902239261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/02/encore-un-jour-ordinaire.html' title='Encore un Jour Ordinaire...'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-6824736325373533218</id><published>2011-02-01T11:48:00.000-08:00</published><updated>2011-02-01T14:30:54.143-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Divagations Souterraines</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il y a des idées qui prennent comme des révélations, qui donnent envie d’écrire, de raconter quelque chose de fort et personnel. Après une journée épuisante, j’écoute de la musique, adossé à la barre en métal du métro, somnolant un peu, et laisse mes pensées divaguer sans frein.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;C’est un de mes moments préférés de la journée. Un temps à part, une demi-heure hors de tout, du rythme de vie que je m’impose, où je n’ai rien d’autre à faire que d’errer, sans but, dans le dédale de mes propres pensées, et où la fatigue me mène à abandonner, pendant un moment, la norme des pensées construites. C’est le moment où je cesse de penser, et où je commence à divaguer.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A ce moment, je cesse d’être moi. La logique cesse d’avoir cours dans mes pensées. Mon esprit devient un dédale ténébreux que je peux suivre à loisir, éclairé, à chaque carrefour, par une idée, un sentiment, une image. Je peux choisir de changer de direction, de mener mon errance ailleurs, mais dans ces tunnels là, nul ne peut prédire où je ressortirai.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une fois quittée la rame de métro, la vie reprendra son cours. Je rentrerai chez moi, et mes pensées reprendront le chemin qu’elles n’auraient jamais dû quitter. Je sais, dans le métro, que bientôt il faudra assigner à nouveau mon cerveau à fonctionner normalement, par sujet, verbe et complément, par pensées construites et intelligibles, et pas par les bribes d’images et de pensées à peine formulées à laquelle mes errances me mènent.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Toutefois, de temps à autre, j’ai une idée. Quelque chose de réellement bien, qui ferait une belle nouvelle, voire un roman entier. C’est une souffrance sans nom que d’avoir une idée, et de devoir se résoudre à la mettre de côté en se disant que non, décidément, on n’a pas le temps. En général, je me promets de la garder dans un coin de ma tête, pour le jour où j'aurai l'occasion de mener cette idée à son terme, tout en sachant que ça n'arrivera pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Des idées, j’en ai tous les jours, par milliers.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le temps, en revanche, me fait cruellement défaut.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-6824736325373533218?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/6824736325373533218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/02/divagations-souterraines.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6824736325373533218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6824736325373533218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/02/divagations-souterraines.html' title='Divagations Souterraines'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-4905339505056516172</id><published>2011-01-23T13:31:00.000-08:00</published><updated>2011-01-23T13:31:01.766-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Exercice de style'/><title type='text'>Ghostwriters</title><content type='html'>J'ai créé une page spécialement dédiée à l'exercice, vous pouvez le trouver juste sous la bannière! Les autres participations y sont toutes rassemblées (en théorie, du moins), donc c'est là que ça se passe.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;u&gt;Wanderers&lt;/u&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt; (c'est le titre)&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:DocumentProperties&gt;   &lt;o:Version&gt;12.00&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:OfficeDocumentSettings&gt;   &lt;o:RelyOnVML/&gt;   &lt;o:AllowPNG/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:TrackMoves/&gt;   &lt;w:TrackFormatting/&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:PunctuationKerning/&gt; 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Mais à chaque pas que je faisais à l'extérieur, je perdais de ma substance, je disparaissais dans la lumière, et pas à pas, ma silhouette informe et évanescente se faisait moins dense. Juste avant de disparaître complètement, je faisais demi-tour et retournais dans mes ténèbres, à l'abri, auprès des miens. Je me contentais de regarder le monde à l'abri, derrière les fenêtres de mon royaume en ruines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;On nous a affublé de bien des noms. Esprits des Songes, Anges, fantômes, Dévoreurs d'Âmes... Nous étions les Wanderers, les esprits qui hantent les royaumes oubliés, se repaissant des souvenirs des rares voyageurs qui osent s'aventurer jusque dans notre domaine. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;De temps à autre, un homme passait, pendant quelques heures. Il visitait le salon, quelques chambres, faisait un tour dans l'immense jardin. Il se promenait entre les baies vitrées, visitait la chapelle, le théâtre, la cuisine, toutes les pièces qui composaient notre grande demeure. Une partie de la maison, les chambres, le salon, avaient brûlé, des années plus tôt, et étaient laissées à l’abandon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le plus souvent, nous restions cachés, derrière les piliers, les fenêtres, et nous errions dans l'esprit de nos visiteurs. Tandis que les visiteurs erraient dans notre royaume, nous sentions nos corps changer, des souvenirs des êtres qu'ils avaient connus affluaient dans nos êtres. L'espace d'un instant, nous devenions d'autres personnes, et nous vivions les vies des autres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Cela ne durait pas. A chaque fois, nos visiteurs s'en allaient, et nous devions abandonner ces vies, oublier ces souvenirs qui n'étaient pas les nôtres, et attendre avec mélancolie le passage d'un nouveau visiteur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Et puis un jour &lt;i&gt;il&lt;/i&gt; est arrivé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Nous sentîmes, en le voyant passer la grille de fer rouillé, qu'il n'était pas comme les autres. Il ignora la grande porte, grimpa sur une gouttière, passa sous une ouverture trop petite pour lui, comme conçue pour un enfant et pas pour cet homme vieillissant, fatigué, qui marchait sur les tuiles croulantes sans la moindre hésitation. Il se glissa dans une petite fenêtre, atterrit dans le théâtre. Sous ses pas, les planches moisies craquèrent. Quelques esprits, cachés sous les lattes du parquet, prirent peur et détalèrent dans un bruit de souris effrayées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Je sentis une explosion des souvenirs et de sentiments&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;éclore en moi, des odeurs de feu de bois, des fragrances entêtantes. Un champ couvert d’herbes folles, une maison sous la neige, des temps heureux, passés ensemble. Je reconnus dans l’homme devant moi Julien, l’homme que j’aimais. Un mélange de douleur et de joie, des enfants, des disputes, un baiser. Tout cela à la fois.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Un prénom&amp;nbsp;: Elena. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le mien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;D’autres souvenirs, plus récents. De la douleur. De la panique, une maison qui brûle, un homme qui se tenait, impuissant, devant les ruines d’une demeure qui s’effondrait peu à peu. Dans ses bras, un corps brûlé et ensanglanté, que l’on reconnaît à peine, qui m’est pourtant familier. Lorsque je reconnus son visage, un cri de douleur m’échappa. Le corps était celui d’Elena.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le mien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Julien m’entendit, releva la tête et regarda dans ma direction.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Il ne vit rien. J’étais déjà cachée, à l’abri dans les coulisses du petit théâtre, et j’eus le loisir d’examiner cet homme à mon gré, comprenant enfin la nature de sa douleur. L’homme saisit la corde qu’il avait amenée, lovée autour de son épaule, et la jeta à une poutre au dessus-de lui, amena un tabouret et confectionna un nœud que je reconnus vite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Un frisson me parcourut l’échine. Julien allait se pendre. J’allais intervenir, quand les lumières faiblardes qui éclairaient la pièce, des lueurs de théâtre, à peine plus fortes que quelques bougies, s’éteignirent, laissant pour seul éclairage dans la pièce la colonne de lumière qui tombait de la lucarne qu’avait emprunté Julien pour venir, rendue visible, matérielle, par la poussière soulevée, comme la poursuite d’une scène de théâtre, éclairant les planches, à quelques pas à peine, devant Julien, qui tenait toujours sa corde d’un air surpris.&lt;a href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=7999776100888972319#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Les notes d’un piano retentirent au loin, un peu étouffées, indistinctes. Jouées avec automatisme, sans âme, elles me rappelaient un moment d’une existence que je n’avais pas connue, mais que je devinais à travers les souvenirs que j’avais volés à cet homme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Je vis une larme couler sur la joue de Julien et s’écraser au sol.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le moment d’hésitation nostalgique de cet homme, debout sur un tabouret, une corde à la main et une larme à l’œil, sembla durer des siècles.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Puis une première silhouette s’avança dans la colonne de lumière, comme surgie de coulisses invisibles. Une forme aux cheveux blonds, dont le nom m’apparut alors qu’elle faisait un pas dans la lumière.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Faut-il que la vie t’ait marché dessus, pour que tu en arrives là.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Louise murmura Julien. Tu n’es pas…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le mot «&amp;nbsp;réelle&amp;nbsp;» ne vint pas. Julien fit un pas en avant, approcha sa main et effleura la joue de Louise.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Vous me manquez, toi et Marc.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Je sais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Je suis désolé que vous ayez dû payer pour m-oi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Louise ne dit rien, regardant la bague de fiançailles que son fiancé, Marc, lui avait offerte quinze jours avant le drame.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Ça aurait été un beau mariage, soupira-t-elle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Il regarda autour de lui, comme s’il reprenait conscience du décor autour de lui, des murs en&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Suis-je en train de devenir fou&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Non, dit-elle. Pas encore.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Alors qui es-tu&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Je &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Elle fit un pas hors du cercle et disparut lentement. Une nouvelle personne apparut ensuite, et Julien ne sembla pas marquer la moindre surprise à sa vue. Je le connaissais, lui aussi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Tybalt.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Bonjour, Julien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Tybalt avait ce sourire en coin qui me mettait toujours mal à l’aise. Une expression indéchiffrable, dont je n’avais jamais su si elle était une promesse de mort ou un sourire réconfortant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Je pensais que tu essaierais de me tuer encore une fois en me voyant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;J’ai eu le temps d’y réfléchir. J’ai passé quatre ans en prison, Tybalt, quatre longues années, pendant lesquelles je me suis demandé si j’aurais dû agir autrement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Et&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Oui, évidemment. Tu te souviens, quand tu as brûlé ma maison, avec Elena, Louise, Marc et Pauline, à l’intérieur&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Oui. Cela n’a servi à rien, tu n’étais pas là ce jour-là. Je voulais détruire ton bonheur, Julien, par ce que je trouvais ta vie avec Elena trop belle, chaque jour qui passait, ton succès me rendait amer de jalousie, alors j’ai brûlé ta maison.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Qu’as-tu ressenti à ce moment-là&amp;nbsp;? De la joie&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Tybalt ferma ses yeux verts, tentant de reprendre pied avec des souvenirs qu’ils n’avait jamais vécus. Nos souvenirs n’étaient pas véritablement ceux des gens dont nous prenions l’apparence, mais la représentation, telle qu’elle existait dans les souvenirs de nos visiteurs, et pour cette raison, Tybalt se heurtait à un rideau infranchissable. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Non, je ne crois pas, dit-t-il enfin.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Il y eut un silence, une infime fraction d’éternité, pendant lesquels ces deux anciens ennemis se regardèrent avec intensité. Puis une silhouette apparut dans les coulisses, une petite fille en chemise de nuit, à l’air apeuré. C’était Pauline, la fille que j’avais eue e Le décor autour se brouilla, et l’espace d’un instant, le théâtre autour de nous disparut.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify; text-indent: 35.45pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Trois personnes se tenaient dans un jardin, en pleine nuit. Le sol était devenu de la terre, et autour de nous, le gris et le blanc du petit théâtre étaient devenus gris et rouge. Derrière Julien, la lune rayonnait, et lui donnaient un air sauvage.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Face à lui, le dos tourné à la maison en flammes, Tybalt tenait Pauline dans ses bras. Il paraissait frêle et fragile, et se tenait courbé, fatigué et usé par sa bataille contre les flammes. Il posa la fille dans les bras de Julien, et le père et la fille s’enlacèrent.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Tybalt eut un air de pitié, se détourna lentement, et partit à pas lents.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;On se reverra.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;C’était une promesse de mort.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Le décor se brouilla à nouveau, et le petit théâtre revint en place.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Je suis désolé, dit Tybalt. Je n’ai pas voulu tuer Elena. Tout ce que je voulais, c’était écorner votre beau bonheur, votre vie parfaite. C’est pour cela que j’ai brûlé votre maison. Mais tes amis, ta femme et ta fille y dormaient, et je m’en suis rendu compte trop tard. Je suis rentré dans ta maison en flammes, et j’ai su que j’avais peu de temps. Pas assez pour tous les sauver, en tout cas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Je sais tout ça. Pourquoi me le dis-tu&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Par ce que j’ai sacrifié ma vie pour sauver ta fille, rattraper un tout petit peu le crime que je venais de commettre. Alors que je courais à l’étage, dans la chambre de Pauline, j’ai eu tout le temps de penser à ce que tu ferais quand tu verrais ce que j’ai fait. Je savais que la justice ne te suffirait pas, et que tu voudrais ta revanche.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Et tu l’as sauvée, plutôt que de courir pour ta propre peau.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Oui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;La voix de Tybalt résonna alors qu’il&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;s’éloignait, laissant la jeune Pauline seule sur scène. Il eut un dernier regard, posa la main sur un cordage et abaissa le rideau de la scène, qui glissa sans un bruit sur le sol.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Julien descendit du tabouret, comme sortant un pied de la tombe, puis l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Je serai avec toi, ma belle. Pour toujours.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="Standard" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Gisha&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;Il serra Pauline dans ses bras.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je suis un peu emmerdé par ce texte, j'y ai passé vraiment beaucoup de temps, j'aimais bien l'idée de départ, et puis j'ai été gêné par mes propres limites en matière d'écriture&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Je considère humblement avoir fait tout ce que je pouvais décemment faire dans mon état. Je reviendrai peut être dessus, mais je ne crois pas.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;div class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=7999776100888972319#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 10pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-4905339505056516172?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/4905339505056516172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/ghostwriters.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4905339505056516172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4905339505056516172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/ghostwriters.html' title='Ghostwriters'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-5966445906591511809</id><published>2011-01-21T01:41:00.000-08:00</published><updated>2011-01-21T01:41:27.036-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Collaboration'/><title type='text'>Update</title><content type='html'>Bonjour tout le monde!&lt;br /&gt;Je suis cloué au fond de mon lit, chaque mouvement me tire un râle de zombie, et pour ne rien gâter, je suis à peu près sûr qu'un parasite extraterrestre est en train de me dévorer le cerveau pour prendre le contrôle de mon corps et lever une armée asservie à la domination mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes mes excuses, mais je n'ai donc pas tellement le courage de mettre à jour Ghostwriters comme je m'étais promis de le faire aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous faire patienter encore un peu, je vous propose de lire les participations de &lt;a href="http://kiky270281.deviantart.com/gallery/#/d37mpgh"&gt;Kiky&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://kyael.over-blog.org/article-exercice-d-ecriture-julien-65384912-comments.html"&gt;KyA&lt;/a&gt;, qui ont posté sur leurs blogs/deviantart respectifs, et qui, contrairement à moi, sont capables de tenir une date limite de rendu!&lt;br /&gt;Nine et moi avons compté une dizaine de participations à l'heure actuelle, (soit neuf de plus que je ne l'espérais ^^), bravo et merci à tous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se revoit quand je serai de retour dans le monde des vivants!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-5966445906591511809?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/5966445906591511809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/update.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5966445906591511809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5966445906591511809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/update.html' title='Update'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-3322219294579965290</id><published>2011-01-17T09:27:00.000-08:00</published><updated>2011-01-22T14:55:41.243-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>A Fleur de Peau</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’avais ce pouvoir. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sans savoir ni quand ni comment il était apparu, j’avais découvert cette faculté, qui résidait peut-être en moi depuis toujours.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un jour de colère, j’avais fait éclater une pierre en la touchant. Une pensée, un geste avaient suffi, et la pierre s’était désintégrée en millions de morceaux de poussière qui étaient restés suspendus en l’air pendant une quelques secondes avant de retomber au sol. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je pouvais détruire n’importe qui, n’importe quoi, par un simple contact, par une simple pensée. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je tuai quelqu’un, pas plus tard que la semaine suivante, un garçon quelconque, pas plus pénible qu’un autre, juste présent au mauvais endroit au mauvais moment, qui avait fait la mauvaise blague à la mauvaise personne. Il avait suffi qu’il prononce quelques mots, un peu plus vexants que les autres, dans un couloir plein de monde, qu’il m’ insulte, au vu et au su de tous. Je me détournai, ravalant mes larmes, comme je le faisais à chaque fois, tentant de ne pas sentir sur mes épaules le regard des autres gens, qui au mieux, gardaient le silence, sans oser un geste, au pire riaient en coin.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le garçon me rattrapa, me saisit par l’épaule, espérant sans doute voir les larmes dans mes yeux, signe incontestable de la réussite de sa cruelle blague.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;C’en fut trop pour moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Incapable de contrôler ma fureur, je plaquai ma main sur son visage, et le garçon se désintégra en un instant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le monde se figea en cet instant. Ce n’était pas l’effet de mon pouvoir, non, mais je me retrouvai seul, la main posée devant ce nuage de poussière, là où un instant plus tôt, se tenait un de mes camarades de classe. Tous, autour de moi, avaient vu la scène, et, choqués, me dévisageaient sans un mot.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je partis en courant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je passai la soirée à essayer de me convaincre que tout ceci n’était, au mieux, qu’un accident, au pire, de la légitime défense, mais il me fallut me rendre à l’évidence, d’une simplicité désarmante. J’avais commis un meurtre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Dans la salle de bain, j’osais à peine me regarder dans le miroir, ignorant comment vivre avec ce crime sur les épaules.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je posai mes mains sur mon propre visage. Il me suffisait d’une seule pensée, pour détruire mon corps en poussière, et annihiler toute trace de mon existence à jamais. &amp;nbsp;Je fus incapable de détruire une vie de plus, fut-elle la mienne. Renouveler ce crime, même contre moi-même, me faisait horreur.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le lendemain, je surmontai ma honte et allai en cours.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Autour de moi, les mêmes silhouettes que la veille me regardaient de travers. A chaque fois que je croisais un regard, l’expression que je lisais au fond des regards était toujours la même&amp;nbsp;: La peur.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le poids de leurs regards, la crainte, la tristesse qui transparaissait dans chacun de leurs gestes m’accusait du meurtre. Tous portaient du noir ce matin-là, et me tournaient autour, sans oser m’approcher, comme une nuée de corbeaux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je crus que la police finirait par m’arrêter, que quelqu’un, au lycée, me dénoncerait. A chaque seconde de la journée, je regardais avec crainte la porte d’entrée de la salle de classe, redoutant de la voir s’ouvrir brutalement, laissant entrer deux officiers de police qui m’auraient emmené.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Il ne se passa rien.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Personne n’avait rien dit. De même que tous m’avaient vu, jour après jour, me faire insulter et humilier, quand je m’étais défendu, tous avaient fait semblant de regarder ailleurs, de crainte que je ne me venge contre celui qui me dénoncerait. Je savais malgré tout, que tous espéraient que l’un d’eux ne se sacrifie pour qu’on m’arrête.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais personne n’eut le courage de faire ne serait-ce qu’un geste contre moi. Je rentrai à la maison, où j’attendis toute la soirée l’arrivée de la police. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Une journée passa, puis une autre. Il n’y eut personne.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’étais tranquille, maintenant. Personne ne dirait jamais rien. Ils n’avaient rien dit quand j’étais la victime, maintenant que j’étais le bourreau, ils ne diraient rien non plus.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;C’était la loi du silence.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Etant parti en vacances pendant une semaine pour fêter la fin de mes partiels, j'ai laissé les clés du blog à mon double maléfique.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-3322219294579965290?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/3322219294579965290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/fleur-de-peau.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/3322219294579965290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/3322219294579965290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/fleur-de-peau.html' title='A Fleur de Peau'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-8326029333584268459</id><published>2011-01-09T15:01:00.000-08:00</published><updated>2011-01-15T01:46:10.103-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Un Pistolet Sur La Nuque</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je tremble, ma main hésite, griffonne, sur une feuille vierge, quelques lignes hésitantes. Je me relis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Si tu veux t’en sortir, il va falloir faire mieux que ça…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Comment veux-tu que je me concentre dans des conditions pareilles ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Fais un effort.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors je reprends mon stylo. Mes mains moites laissent échapper, et le voilà qui glisse sur le sol.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Pas d’entourloupe, dit la voix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je le ramasse, je réajuste ma feuille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Se concentrer. Ne plus penser au canon du revolver posé sur ma nuque. Ne plus penser à cette balle, logée devant le percuteur, pleine de poudre, prête à exploser, et à se précipiter, en moins d’une seconde, d’un côté à l’autre de mon cerveau. Ne surtout, surtout pas penser à l’état de mon crâne, lorsque le projectile ressortira en éclaboussant ma feuille d’un mélange immonde de cervelle, de sang et d’os.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Hé, réveille-toi, fait la voix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je commence à écrire, quelques mots, qui courent au hasard sur ma feuille. Je ne sais pas vraiment où cette histoire me mènera, j’espère juste qu’Il en sera satisfait. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bout d’une dizaine de lignes, je me retrouve dans une impasse. Les quelques mots que j’ai écrits, à la hâte, ne me mènent nulle part, c’est une impasse, un texte vide de sens. Alors je déchire ma feuille, la jette, puis je prends une grande inspiration.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je prends conscience du fait qu’écrire, ce n’est pas seulement coucher des phrases sur une feuille. C’est prendre le temps de penser, de regarder le monde autour de soi, et de voir ce qui est digne d’être écrit, ce qui vaut la peine d’être romancé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sauf que là, je n’ai pas le temps. J’ai des partiels, des révisons, d’autres préoccupations. J’ai la flemme, aussi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En temps normal, je serais sorti faire un tour. J’aurais marché dans la rue, regardé les gens, vu la vie continuer, la terre tourner. Je me serais assis dans l’herbe du Parc Monceau, bu un café, et j’aurais laissé vagabonder mes pensées jusqu’à ce qu’une me semble valoir la peine d’être retenue. Je serais rentré, et l’envie d’écrire aurait été plus forte que jamais, et j’aurais écrit une nouvelle, pas extraordinaire, mais une nouvelle quand même.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A écrire comme ça, ma tête à la merci du canon d’un revolver, j’ai l’impression de brader mon travail. J’ai l’impression que ce que j’écris ne vaut rien, par ce que je n’ai pas le temps de penser le monde, voir les choses, et les écrire. Je suis vissé à ce bureau, avec pour seule envie de finir ce texte le plus vite possible, pour que l’homme mystérieux me laisse enfin tranquille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je souris. La voilà, l’idée. Je vais écrire, parler de cet homme qui m’oblige à travailler, qui refuse de me laisser tranquille tant que je n’aurai pas écrit ce texte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est cela, regarder le monde. Autour de moi, il y a une tasse de café qui refroidit, une tablette graphique, inutilisée depuis des mois, une statuette de Mickey, en train de faire un signe du bras qui ressemble furieusement à un salut hitlérien. Mais il y a aussi les obligations qui me lient au monde, mes partiels, mon groupe, mes projets, mes voyages, qui demandent une attention constante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et il y a un blog, que j’ai promis, des mois plus tôt, de mettre à jour une fois par semaine. Et quand je le regarde bien, ce blog, j’ai l’impression qu’il me pointe un pistolet sur la tempe, tous les dimanches après le déjeuner, pour qu’enfin j’attaque le texte de la semaine suivante, se moquant éperdument de mes partiels, de ma gueule de bois, des petites préoccupations de ma vie quotidienne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors je cesse de m’angoisser, et j’écris une histoire, qui parle d’une voix, d’un pistolet sur ma tempe et d’un jeune qui essaie désespérément de chercher des idées qui ne viennent pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je tends ma feuille, noircie de mes idées et de mes pensées. Ce n’est pas ce que j’ai fait de mieux, mais au moins, je n’ai pas triché. Je n’ai pas transigé, je n’ai pas recyclé de vieux textes, je n’ai pas cédé à la facilité. J’ai écrit une histoire, une vraie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La voix saisit le texte avec un mouvement d’humeur, s’assoit sur mon lit, derrière le bureau, et lit avec attention.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un sourire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ça fera l’affaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-8326029333584268459?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/8326029333584268459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/12.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8326029333584268459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8326029333584268459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/12.html' title='Un Pistolet Sur La Nuque'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1361495000513045864</id><published>2011-01-04T15:32:00.000-08:00</published><updated>2011-01-15T01:46:42.748-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Collaboration'/><title type='text'>Exercice d'Ecriture - Ghostwriters</title><content type='html'>Bonjour tout le monde!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La talentueuse &lt;a href="http://mademoiselle-nine.blogspot.com/"&gt;Nine&lt;/a&gt; et moi avons eu l'idée d"un exercice d'écriture, auquel je vous propose de participer, il est temps pour vous d'agir, de sortir de votre torpeur, de faire chauffer vos méninges!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici les règles de l'exercice, répondant au doux patronyme de &lt;b&gt;Ghostwriters&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'objectif :&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Une idée générale de scénario a été fixée, avec un certain     nombre de contraintes. L'objectif est d'être plusieurs à composer     sur &lt;u&gt;un sujet identique&lt;/u&gt; et de les comparer ensuite. Si cela     vous intéresse, voici les règles: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Scénario:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Un homme revient sur le lieu qu'il a connu des années auparavant, et     y rencontre les fantômes des gens qu'il a connus dans le passé. (Les     fantômes pouvant être de vrais ectoplasmes ou des simples souvenirs,     c'est volontairement ambigü)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Contraintes additionnelles:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le personnage principal s'appelle Julien.&lt;br /&gt;Le narrateur n'est pas obligatoirement le héros.&lt;br /&gt;Le héros a connu personnellement les personnages.&lt;br /&gt;Il rencontre quatre fantômes différents, correspondant à quatre     personnages différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Un amour&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (Dont la première lettre du prénom commence par E)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un ami&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (Dont la première lettre du prénom commence par         L)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un ennemi&amp;nbsp;&amp;nbsp; (Dont la première lettre du prénom commence par T)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un mentor&amp;nbsp;&amp;nbsp; (Dont la première lettre du prénom commence par P)&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;La nouvelle intègrera, à un moment où un autre, une coupure de     courant.&lt;br /&gt;Le choix du sexe, de la nature et de l'âge de chaque 'fantôme/souvenir' est libre.&lt;br /&gt;Julien et les 4 personnages doivent apparaître mais vous être libres quant à l'importance de leur rôle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour les règles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les participations devront être soumises jusqu'au 20 Janvier&lt;/b&gt; par mail, à karioon (at) msn.com, par commentaire, sur mon Facebook, ou sur le blog de Nine. Passée cette date, les participations seront dévoilées, même si vous pourrez toujours participer et nous soumettre vos participations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisons-le tout net: &lt;b&gt;Ce n'est pas un concours&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;L'objectif, c'est de se lâcher, de s'exprimer, sans craindre d'être descendu en flammes par un connard quelconque. Ni Nine, ni moi-même ne classerons les textes, il n'y aura pas de meilleur texte, et je me permets d'insister sur ce point.&lt;br /&gt;Finissez ce texte et vous aurez gagné. C'est aussi simple que cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je créerai une page sur ce blog qui pointera vers les participations de chacun&lt;/b&gt;, et je pourrai, pour ceux qui n'ont pas de blog, héberger leurs textes tout en leur laissant l'entière propriété, et la possibilité de les retirer et modifier s'ils le désirent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1361495000513045864?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1361495000513045864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/exercice-decriture.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1361495000513045864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1361495000513045864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/exercice-decriture.html' title='Exercice d&apos;Ecriture - Ghostwriters'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-8964656410008663530</id><published>2011-01-03T14:50:00.000-08:00</published><updated>2011-01-04T09:53:29.969-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><title type='text'>Dies Irae</title><content type='html'>&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&amp;nbsp;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Kyrie&amp;nbsp;? C’est Yan. Je… J’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le silence qui suivit fut de ceux qui précèdent la fin du monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ils ont interné Alec. Il a fait une nouvelle crise hier, on n’a pas pu faire autrement.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ces mots, je les ai tant redoutés... Depuis des semaines, je les ai senti approcher, je les ai redoutés comme la mort qui rôde. J’avais lu la folie dans le regard d’Alec, cette étincelle, que Laura, sa petite amie, avait été si souvent capable d’étouffer. Visiblement, Alec avait cette fois-ci eu un accès qu’elle n’avait pu calmer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Vous... Vous avez bien fait, je réponds. Je sais que ça a dû être difficile pour toi de le voir comme ça, mais tu as fait ce qui fallait. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;J’ai pensé que tu voudrais savoir… Laura n’approuverait pas que je t’en parle, mais tu as le droit de savoir. J’espère que ça ira pour toi, ma chérie.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Ne t’inquiète pas pour moi, lui dis-je. Je passerai le voir dans la semaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;La conversation se coupa sans un mot de plus, la tonalité d’appel résonnant un instant, pendant lequel je tentais d’assimiler les informations. Le combiné m’échappa lentement des mains. Je m’effondrai enfin sur le sol, à même le mur, tandis que le combiné pendait au fil le rattachant à sa base. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;Je sentis les larmes monter à mes yeux, et sans même essayer de les retenir, je me laissai aller à mon désespoir, prostrée entre le meuble de l’entrée et la fenêtre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les jambes ramenées contre ma poitrine, le visage enfoui dans les bras, je pleurai sans pudeur ni retenue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alec était mon ex, et mon meilleur ami. Nous nous étions tournés autour pendant des mois, puis avions fini par sortir ensemble. Notre relation n’avait guère duré longtemps, ni lui ni moi n’étions assez stables pour nous convenir. Nous nous détruisions mutuellement&amp;nbsp;: Alec et sa maladie, moi avec mes crises de dépression.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il avait fini par rencontrer Laura, qui, je crois, lui avait apporté ce que je n’avais pas été en mesure de lui offrir. Elle l’avait soutenu pendant son traitement, l’avait aidé à surmonter ses crises. Il s’était accroché à elle, et il avait commencé à voir le bout du tunnel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi avait-elle fait tout ça&amp;nbsp;? Je l’ignorais. J’avais été profondément amoureuse d’Alec pendant un moment, mais jamais je n’aurais été capable d’une telle abnégation, et je crois que c’est pour cette raison que quand elle était arrivée, je n’avais pas retenu Alec, et avais laissé Laura le sauver, le tirer de sa folie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Laura, la belle et blanche Laura.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J'avais préféré le voir heureux avec une femme qui s’occupait de lui, plutôt qu’avec moi qui le détruisais. C’était ma manière à moi de lui témoigner mon amour. Pendant les deux ans que ces deux-là avaient passés ensemble, j’avais aimé Alec par procuration, me délectant de le voir si heureux et épanoui, sans oser m’immiscer dans un couple où je n’avais rien de bon à apporter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et j’étais profondément envieuse de cette femme qui lui apportait tout le soutien dont il avait besoin, sans une plainte, sans un reproche. Elle excellait là où j’avais échoué. Alec et moi nous aimions, mais n’étions pas faits pour être ensemble. J’étais la femme qu’il avait aimée, Laura était celle qui le rendrait heureux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je sortis de la contemplation de mon propre passé, cherchant en vain une bouteille encore pleine afin d’étancher mon amertume. La table de la cuisine était jonchée de bouteilles vides, reliques fragiles d’un soir d’ivresse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je renonçai à l’alcool, contrainte d’affronter la douleur dans sa pénible clarté. Le salon&amp;nbsp; était inhabitable, son sol couvert de pots de peinture qui séchaient lentement, d’une toile à moitié finie qui trônait sur un chevalet. J’attrapai un verre rempli de white spirit dans lequel traînaient deux pinceaux usés. J’en saisis un, que je projettai contre la toile. Le pinceau rebondit, tomba au sol, laissant sur le portrait une marque dissoute, pareille à une larme, sur la joue de mon modèle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’avais encore besoin d’étancher un peu ma colère, alors je me jetai sur un couteau, lacérai et lardai la toile de coups de poignards, jusqu’à ce qu’il n’en reste que quelques lambeaux épars, accrochés à un cadre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La lame tomba sur le sol, je repris mon souffle, le cadre m’apparut soudain comme une vain expiatoire à ma colère. Une commande de portrait, exécutée sans grande passion, qu’il me faudrait recommencer plus tard, au grand dam d’un client qui râlerait sur mon incapacité à tenir un délai. Je baisserais les yeux, et lui ferait semblant de me pardonner, en échange d’un rabais. L’argent qu’il me donnerait paierait à peine le prix de la toile, et je ferais semblant d’être contente.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il me fallut deux jours pour me décider à aller voir Alec. Je me tenais au côté de Yan, son frère, devant la vitre qui ouvrait sur la cellule qui maintenait mon ami prisonnier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Merci d’être là, dis-je.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;De rien. Ils n’acceptent que les visites des membres de la famille. Sans moi, tu n’aurais pas pu venir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Que s’est-il passé&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Des hallucinations, je pense. Il s’est attaqué à quelqu’un dans le métro. Lorsqu’on leur a amené, il était toujours en phase de repli, le médecin l’a mis sous anxiolytiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Je peux rentrer&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Si tu veux. Il ne parle pas, il n’a même pas reconnu Laura.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’entrai dans la pièce, une pièce blanche, aseptisée, aux meubles cloués sur le sol, aux tables aux bords arrondis. Pas de draps, juste une couette. Alec, dans un coin, ne me voyait pas, semblant dans un autre monde. Les médicaments lui donnaient l’air éteint, et sa maladie, sa posture, tremblante, un peu agressive, sauvage. Il ressemble à un lion sur le point de mourir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je posai ma main sur son épaule, il ne bouge pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;C’est moi, Kyrie. Tout va bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il ne me regarda pas, se balança doucement sur ses pieds, comme s’il essayait de se bercer lui-même. Je le pris dans mes bras, et je me berçai avec lui, tentant de le faire réagir, doucement, de me rappeler à sa présence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;Pas un geste. Dans son monde, je n’existais pas. Il ne me restait qu’une chose à faire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Alec, c'est Alice.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Enfin, il tourna ses grands yeux cernés vers moi, me dévisageant de ses grands yeux vides, à l'expression indéchiffrable. Puis je l’entendis murmurer, doucement, de manière à peine audible&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;’Twas brillig, and the slithy toves…&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Did gyre and gimble in the wabe&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, je murmure à mon tour.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;All mimsy were the borogoves,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt; répond-il.&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous récitâmes la comptine, serrés l’un contre l’autre. Autour de nous, les ombres s’agitaient. Des voix, des visages menaçants, des fantômes oubliés, qui tournaient autour de nous dans un étrange ballet macabre. Autour de moi, tout n’était que noirceur, et je pus sentir, autour de moi, sa peur, qui transpirait sur les murs. Les regards se resserrèrent, autour de lui, se jetèrent sur son esprit, comme voulant le dévorer. Moi, autour, j'espérais pouvoir le protéger, et je crus pendant un instant que j'allais, moi aussi, me faire dévorer par les ombres, comme un essaim d’abeilles qui nous tourmentaient, nous piquaient, saisissant à chaque passage un nouveau fragment de notre raison. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Puis notre murmure commun cessa. Alec retomba dans son mutisme, et lentement, la lumière et les couleurs revinrent. Le calme de sa cellule. Le souffle me manquait, et la tête me tournait, comme revenue d'un enfer qui avait duré une petite éternité. Je fus prise de pitié pour Alec, qui supportait ses démons depuis trois jours, moi qui étais incapable de le supporter plus de quelques instants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsque je sortis, Laura m’attendait devant la porte. Dans son regard brillant, je lisais un monde d’émotions. De la peine, de l’angoisse, de la fatigue… Et de la peur, aussi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;De la peur que ce soit la dernière crise d’Alec, qu’il ne s’en remette jamais. De la peur de me voir, moi, si attachée à lui. De la peur de le perdre. Laura n’avait rien d’un ange, elle était humaine, et profondément attachée à son petit ami, et à cause de cela, je crois qu’elle avait peur de moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;Je tentai une phrase, mais rien ne sortit. Les mots me manquaient. Je me contentai de sortir, puisqu’après tout, si Laura avait pu parler, c’est ce qu’elle m'aurait demandé. Devant l’hôpital, Yan m’attendait, assis sur un banc, en train d’écouter de la musique, les yeux fermés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Alors&amp;nbsp;? me demanda-t-il.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Alors quoi&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Comment va-t-il&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Mal, je réponds. Il est complètement refermé sur lui-même, il ne m’a même pas reconnue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Tu lui parlais, pourtant…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je soupirai.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Je ne lui parlais pas. Pas vraiment. C’était une comptine, que nous chantions de temps en temps, quand il n’allait pas bien, un poème inventé par Lewis Carroll.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Celui d’Alice&amp;nbsp;? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Oui. Quand il est comme ça, je ne peux pas lui parler. Le monde n'a pas de prise sur lui. Ce poème est un pont entre notre monde et le sien, si tu veux. Les mots sont vides de sens, ou plutôt, ont un sens que lui comprend, mais qui respecte des règles de notre langue à nous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Et cela l’aide à sortir&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Non. Mais cela m’aide à entrer dans son monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;J’aimerais comprendre comment il fonctionne, dans ces moments, soupire Yan. Je pourrais peut-être l’aider.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;C’est là que tu fais erreur. Il n’y a rien à comprendre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-8964656410008663530?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/8964656410008663530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/dies-irae.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8964656410008663530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8964656410008663530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2011/01/dies-irae.html' title='Dies Irae'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1658673181436969201</id><published>2010-12-27T09:06:00.000-08:00</published><updated>2011-01-15T01:47:00.246-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Métro'/><title type='text'>Notes et contrenotes</title><content type='html'>Je me suis acheté un petit carnet, suffisamment petit pour rentrer dans une poche de jean, avec une belle couverture en cuir. Plutôt cher pour un simple carnet, mais, c'est aussi pour cela que je l'ai acheté. Avant d'être un lieu d'écriture, c'est un bel objet, que depuis dix jours, je noircis de mes pensées, par pages entières.&lt;br /&gt;Voici les premières lignes que j'y ai écrites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai acheté un carnet, sans trop savoir ce que j'en ferai. Sur un impulsion soudaine, j'ai pris celui à croquis, sans lignes pour orienter mes mots. C'est à moi seul de décider dans quel sens prendra mon écriture, et je vous avoue que la métaphore me plaît assez.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'envisage de retirer l'élastique qui le tient fermé, pour qu'avec le temps et les voyages, les pages se délitent, se détachent.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je veux voir mes mots et mes idées s'enfuir, quitter cette structure qui les enferme. Que quelqu'un les ramasse, les lise, se les approprie, qu'elles aient une vie qui leur est propre &lt;/i&gt;[sic]&lt;i&gt;, loin de moi.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste restera dans le carnet, y'a pas de raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous souhaite d'avoir la chance de passer Noël avec votre famille et vos amis, de déconner à pleins tubes le 31, d'avoir la gueule de bois comme jamais le 1er janvier, et surtout d'en être fiers le lendemain!&lt;br /&gt;Bonnes fêtes à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT: On a side note, j'ai créé la page Facebook du blog, disponible ici: &lt;a href="http://www.facebook.com/pages/Worlds-Felix/138142226243426"&gt;Wor(l)ds :: Félix&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si, de bon matin, l'envie irrépressible vous prend de cliquer sur "Like", de faire partager à tous vos amis, de me rendre riche, célèbre et d'assouvir ainsi ma mes plans de domination mondiale, vous êtes les bienvenus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1658673181436969201?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1658673181436969201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/notes-et-contrenotes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1658673181436969201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1658673181436969201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/notes-et-contrenotes.html' title='Notes et contrenotes'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-8597275190256173132</id><published>2010-12-20T00:56:00.000-08:00</published><updated>2010-12-20T00:56:55.734-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Portrait #1</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Ce type, je le croise tous les jours. Il a peut-être mon âge, peut-être plus. Vingt ans, à peine. Je le vois tous les matins, en allant en cours, entre une boulangerie et une banque, il est là, debout, adossé au mur.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Il ne fait pas la manche, il ne demande rien. Il se contente d’être là, de regarder les passants avec son sourire déjà édenté. Bonjour. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les gens passent, le voient, l’ignorent, essaient désespérément d’éviter son regard, mais trop tard, les yeux se croisent, alors lui, il dit, tout simplement, «&amp;nbsp;Bonjour&amp;nbsp;». Un mot désarmant de banalité, de simplicité. Je vois les autres qui baissent le regard, qui n’osent pas hausser le pas, ça serait trop voyant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Un jour, je n’ai plus pu l’ignorer, et je l’ai regardé, droit dans les yeux, un sourire, et puis moi aussi, j’ai dit ce mot révolutionnaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Bonjour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il a hoché la tête, avec son éternel sourire édenté, et j’ai passé mon chemin. Je suis parti à la fac, je suis allé en cours. Ma vie a continué, mais voilà, les chiens étaient lâchés. J’avais dit bonjour.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Ce fichu mot a changé la face du monde, par ce que dès l’instant où je l’ai dit, en le regardant, le contact était fait. Dire bonjour à quelqu’un, c’est se rendre compte qu’il est humain. Personne ne dit bonjour à une machine&amp;nbsp;: Essayez, pour voir. Vous comprendrez.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’ai dit bonjour, et un monde s’est ouvert à moi. Il m’a rappelé, d’un coup, que j’étais né du bon côté de la misère. Que malgré mes soucis, j’aurais un toit pour dormir, des amis à appeler, et un frigo avec de la nourriture.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce type, je l’ai dit, ne demande rien. Pas d’argent, pas de nourriture, rien. Il se contente d’être là, d’avoir peut-être faim, froid sûrement, et de sourire quand même. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Et c’est peut être ça, le pire. J’étais incapable d’étancher ma culpabilité en lui donnant de l’argent, comme je le fais –si rarement. Rien ne me permettait d’échapper à l’atroce prise de conscience que rien de ce que je pourrais dire ou faire ne réparerait cette injustice.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et lui, il le sait. Lui, il le sait que de toutes façons il a pas eu de bol, qu’il a pas d’argent, pas de diplôme, rien pour bouger, rien pour s’en sortir. Ne rien demander, c’est reconnaître à la fois cette injustice crasse, et l’impuissance que nous avons à la réparer.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pendant les quelques jours qui ont suivi, j’ai changé de trottoir, tout simplement, afin de ne plus avoir à faire face à l’aveu de l’injustice. Et puis je me suis rendu compte que cela ne changerait rien, alors je suis revenu du bon côté du trottoir.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Maintenant, tous les jours, nous échangeons un bref&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Ça va, chef&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je ne sais plus qui de nous deux a, le premier, utilisé cette expression. De ma vie, ce type est et restera la seule personne que j’aie jamais appelée «&amp;nbsp;chef&amp;nbsp;». Pendant un infime instant, la collision de nos mondes respectifs crée quelques étincelles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Un jour, je lui demanderai son prénom.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-8597275190256173132?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/8597275190256173132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/portrait-1.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8597275190256173132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8597275190256173132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/portrait-1.html' title='Portrait #1'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1170225686404069240</id><published>2010-12-14T13:15:00.000-08:00</published><updated>2010-12-14T13:24:34.943-08:00</updated><title type='text'>Laisser parler le Silence</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;object data="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=4093795 &amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;autoplay=0" height="55" type="application/x-shockwave-flash" width="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=4093795&amp;colorBackground=0x525252&amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;autoplay=0"/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous aurez peut être remarqué que depuis quelque temps, je poste tous les lundis une nouvelle histoire.&lt;br /&gt;Et pourtant, hier, silence radio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n'y aura pas d'histoire cette semaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pourtant ni l'envie, ni les idées, ni les fonds de tiroirs -auxquels j'ai si souvent eu recours- qui me manquent. Ce n'ai pas que je n'aie pas eu envie d'écrire, j'ai simplement eu l'envie de ne pas écrire. De laisser le silence s'exprimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au lieu d'écrire, pour une fois, j'ai réfléchi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je publie sur ce blog toutes les semaines depuis cinq mois, et c'est seulement après vingt cinq notes, plus de vingt nouvelles, que je me pose des questions sur ma propre démarche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la première fois depuis tout ce temps, je me demande si je fais le bon choix. Quand j'ai commencé à écrire "pour de vrai", en mars dernier, j'ai décidé d'apprendre à écrire, sans même me demander ce qu'écrire voulait dire, alors j'ai écrit. J'ai couché des idées sur le papier, je les ai transformées en nouvelles, j'ai créé un blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des gens sont venus ici, plus ou moins par hasard, certains sont restés. Vous. Certains ont aimé, d'autres moins, mais cela m'a donné l'envie de continuer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai continué, et j'ai écrit beaucoup, plusieurs heures par jour. Mon rythme d'étudiant à la fac, après tout, me le permettait. Une nouvelle, un texte, une impression. Ou d'autres projets, plus ou moins aboutis, qui restent consignés dans mes tiroirs, que personne ne lit jamais, pas même moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis arrivé ici, je ne me suis promis qu'une seule chose: Ne pas parler de moi. Ne pas me larmoyer, m'apitoyer, me lamenter sur mes questionnements. Et puis avec le temps, j'ai compris que mes meilleurs textes parlaient de moi, que les personnages les plus purs, les plus vrais, je ne les inventais pas, je les tirais de moi-même, de ma propre expérience, de mon identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai voulu perfectionner mon style, apprendre à écrire -c'est si ridicule à dire- comme un homme. Comme un grand écrivain, sans me demander si cette manière d'écrire, justement, me correspondait. Depuis des mois, je m'approprie un style qui n'est pas le mien, comme un enfant qui imite les grands, qui reproduit à l'identique des gestes qui n'ont aucun sens pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai mal de l'avouer, mais j crois que je me suis trompé de route, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas écrire mieux, je n'ai pas fait le point dans l'écheveau complexe de mes interrogations personnelles, je ne suis pas un homme meilleur, et, arrêtez-moi si je me trompe, je ne crois pas avoir changé ni vos vies, ni la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d'autres termes, j'ai gesticulé dans le vent, en espérant que ces gestes vains m'apporteraient une quelconque réponse. Toutes ces histoires n'ont servi à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je laisse parler le silence, pour un temps.&lt;br /&gt;Je reviendrai un jour ou l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1170225686404069240?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1170225686404069240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/laisser-parler-le-silence.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1170225686404069240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1170225686404069240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/laisser-parler-le-silence.html' title='Laisser parler le Silence'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1757555529282780711</id><published>2010-12-06T12:32:00.001-08:00</published><updated>2011-01-15T01:47:54.867-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Collaboration'/><title type='text'>Cinq Derniers Mètres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;object data="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=4093791&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;autoplay=0" height="55" type="application/x-shockwave-flash" width="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=4093791&amp;colorBackground=0x525252&amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;autoplay=0"/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Cinq mètres avant la liberté. C’est si peu, après tout, une dizaine de pas, parcourus en un instant. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour moi, cinq mètres, c’est le bout du monde. C’est la distance qui me sépare du monde extérieur lorsque je suis dans la cour&amp;nbsp;: Un grillage en fil de fer barbelé, un espace vide, un nouveau grillage. Une distance insignifiante que tous les jours je rêve de franchir enfin. Le bout du monde. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Cinq mètres.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je mets un pied devant l’autre, dans un bruit de cliquetis, mes chaînes se traînent sur le béton. Des entraves fixées à mes pieds et mes poings, qui m’empêchent de marcher plus vite. C’est que cette distance, j’aimerais la faire en courant, tant je suis pressé d’en sortir, alors quand je marche, je fais des pas les plus grands possibles, j’allonge mon mouvement jusqu’à sentir la morsure du bracelet de métal qui enferre mes chevilles, et qui m’interdit de courir.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quatre mètres.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le gardien regarde mon pas hâtif avec une pointe d’étonnement. Est-il pourtant si absurde que ça qu’à l’issue de dix ans d’emprisonnement, je ne tienne plus en place à l’idée d’être libre, au point d’en perdre toute dignité, au point de me comporter comme un chiot à l’heure de sa première sortie&amp;nbsp;? A quoi bon seulement m’attacher&amp;nbsp;? Dans quelques minutes, nulle chaîne, nulle menotte ne m’entravera plus.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Trois mètres.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Au loin, devant moi, une porte donne vers la sortie. Le cadre est baigné dans une lumière blanche, et mes yeux, peu habitués à cette clarté, se plissent, sans parvenir à distinguer quoi que ce soit derrière la porte. Malgré tout, je ne doute pas de ce que je vais trouver derrière.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Deux mètres.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ma femme et ma fille, pour qui j’ai tout fait. Je me suis battu, j’ai tué pour qu’elles puissent vivre. Quand il ne me resta plus qu’elles, j’ai tout risqué, et tout perdu. Mais je sais qu’elles m’attendent, et j’espère qu’elles ne m’en voudront pas. Après tout, tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour elles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un mètre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je passe la porte, une porte semblable à celle qu’on trouve dans un bateau, légèrement surélevée, blanche, dotée d’un hublot en son centre. Mes yeux s’habituent lentement à la clarté de l’éclairage de néon, et je peux distinguer un décor de blanc aseptisé, de ceux qu’on trouve dans une chambre d’hôpital.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sauf que ce n’est pas une chambre d’hôpital.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le gardien m’attache à une chaise, installe une aiguille dans mon avant-bras. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Avez-vous une dernière chose à déclarer&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Non.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je suis libre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1757555529282780711?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1757555529282780711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/cinq-derniers-metres.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1757555529282780711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1757555529282780711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/12/cinq-derniers-metres.html' title='Cinq Derniers Mètres'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-976605295188724237</id><published>2010-11-29T13:12:00.000-08:00</published><updated>2011-01-22T15:09:07.970-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces'/><title type='text'>Un Petit Coup de Pinceau II</title><content type='html'>Je suis plutôt du genre insupportable.&lt;br /&gt;Notamment en matière de skins de blog, je suis de ceux qui en changent tout le temps, pour un rien. Le précédent a m'a vite lassé: Trop rouge, trop biblique, trop peu en accord avec mes textes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir &lt;i&gt;menacé de mort/pris en otage /cassé les &lt;strike&gt;couilles&lt;/strike&gt; pieds&lt;/i&gt; (biffez les mentions inutiles) de mon ami &lt;a href="http://silverblogbd.blogspot.com/"&gt;Silver&lt;/a&gt; pendant une petite éternité, celui-ci, de guerre lasse, a fini par accepter de me faire une bannière.&lt;br /&gt;...Ou alors il a eu marre de faire une crise d'épilepsie à chaque fois qu'il allait sur mon blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Sur la bannière c'est moi, oui. Enfin, à peu près. Dans la vraie vie, je ne porte pas de lunettes d'aviateur (mais j'y travaille).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc si vous ne connaissez pas, &lt;a href="http://silverblogbd.blogspot.com/"&gt;allez donc sur le blog de Silver&lt;/a&gt;, régalez-vous donc les iris, mais n'oubliez pas de revenir, quand même. Je vous promets plein plein de textes dans les semaines à venir, promis. &lt;br /&gt;Merci donc, à Silver. Les mots ne suffisent pas à exprimer la pleine mesure de ma gratitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT: Je me rends compte que mes chers visiteurs/teuses risquent de passer plus de temps à lire la bannière qu'à lire mes beaux textes. C'est tout à fait compréhensible, je ne vous en tiendrai pas rigueur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-976605295188724237?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/976605295188724237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/un-petit-coup-de-pinceau-ii.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/976605295188724237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/976605295188724237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/un-petit-coup-de-pinceau-ii.html' title='Un Petit Coup de Pinceau II'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1296896206581151455</id><published>2010-11-28T02:18:00.000-08:00</published><updated>2010-11-28T02:18:15.362-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Métro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Entre deux mondes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;object data="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=4132641&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;autoplay=0" height="55" type="application/x-shockwave-flash" width="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=4132641&amp;colorBackground=0x525252&amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;autoplay=0"/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais, de temps en temps, cette image qui me saisissait, lorsque j’étais seul, lorsque j'écoutais de la musique, que je marchais dans la rue. Je m'imaginais en train de tomber, comme si je sautais d'un avion, sans parachute, sans jamais atteindre le sol. Une chute interminable, où je sentais le vent qui giflait mes joues, mes vêtements qui ballottaient dans les courants d’air.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai longtemps voulu connaître l'avis d'un psy à ce sujet, tout en m'interrogeant sur la lecture qu'il en ferait. Verrait-il en moi les signes d’un comportement suicidaire ? Etait-ce une envie de sauter du pont, d’en finir avec mon existence ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ou alors, peut-être n’y verrait-il une simple métaphore de la vie? Faisons nous autre chose que choir, interminablement, vers le sol, et dont la fin ne nous inquiète jamais tant que nous avons traversé les nuages, et que les couleurs, les formes, d'abord indistinctes, prennent lentement forme en face de nous? J’imagine très bien la vie comme cet endroit, hors de tout autre, entre le ciel et la terre, séparé par une lumineuse ligne d’horizon, un lieu de passage entre les mondes, dans lequel on ne peut jamais s’arrêter, où rien ne dure jamais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La vie est un univers dans lequel quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, on n’est jamais autre chose qu’un simple visiteur de passage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'approuvais qu'à moitié cette vison des choses, car pour ma part, ma chute était une vision agréable, ou je me dirigeais a toute vitesse vers un objectif inconnu, libre de quoi que ce soit pour me ralentir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma chute, loin d’être un symptôme de mal être, d’angoisse, était l’expression la plus pure de mon aspiration à la liberté. Dans ma vison, je proscrivais toute attache qui aurait pu me ralentir, me laisser le temps de contempler la terre et le ciel autour de moi. Il m'était indispensable de tomber, le plus vite possible, le plus fort possible vers cette terre dure qui se présentait a moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque l’occasion s’en présenta, je m’en ouvris à un psy.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Vous êtes sujet à des névroses, des comportements nerveux et compulsifs, révélateurs d'un mal être intérieur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça me faisait une belle jambe.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1296896206581151455?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1296896206581151455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/entre-deux-mondes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1296896206581151455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1296896206581151455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/entre-deux-mondes.html' title='Entre deux mondes'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-287151211390056472</id><published>2010-11-23T15:14:00.000-08:00</published><updated>2010-11-23T15:16:15.374-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Masochisme littéraire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Exercice de style'/><title type='text'>Une Lettre Pour Ton Être</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;En cette belle journée, une lettre s'est mise en tête de déserter mon texte.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Je suis donc obligé de composer un texte entier en dépit de cette fuite, et il est de votre devoir de me dire quelle vicieuse lettre je me vois privé. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Lorsque tu t’en fus, je crus mourir, comme toi. Ton suicide mit sous terre tous nos souvenirs, tout notre temps ensemble, et ce moment fit de moi un homme perdu. Puis mon existence reprit, des décennies se sont écoulées, toutefois le sentiment de te perdre pour toujours ne s’en fut plus. Ne plus te toucher, ne plus te sentir, ne plus te serrer contre mon corps, ce fut une torture.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour survivre, je dus t’oublier, te quitter, jeter enfin ton souvenir torturé et vivre une nouvelle vie. Me mouvoir de mon deuil, ce fut l’unique issue contre cette douleur, cette brûlure. Ne m’en veux point de t’oublier, puisque toi, il te suffit de mourir pour me quitter.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En dépit de tout, tu me suivis en tous lieux, comme une ombre. Eûssé-je voulu t’exprimer mon ressentiment, qu’une lettre se fût dérobée sous mes mots, et jusqu’en ce moment, les mots sont incomplets pour te dire combien je fus épris de toi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Une lettre me fuit, celle qui me permet d’exprimer mes sentiments. Et cette lettre, comme ton être, n’est plus.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Edit: Je pense requis de préciser qu'outre une lettre en fuite, le texte fut écrit sous l'emprise de deux exigences de plus:&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Les verbes se conjuguent ici tous sous le prétérit, et le thème imposé fut de copier celui qu’utilise Georges Perec en son célèbre bouquin.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-287151211390056472?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/287151211390056472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/une-lettre-pour-ton-etre.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/287151211390056472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/287151211390056472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/une-lettre-pour-ton-etre.html' title='Une Lettre Pour Ton Être'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-7535425791533636487</id><published>2010-11-15T09:34:00.000-08:00</published><updated>2010-11-30T09:44:09.075-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Masochisme littéraire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Exercice de style'/><title type='text'>Skinny Love</title><content type='html'>&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ssdgFoHLwnk?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ssdgFoHLwnk?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De l’autre côté de la vitre, la jeune fille me fait un signe, et, alors que le tramway reprend sa route, je ressens comme une grande sensation de vide, comme toujours quand elle n’est plus là. Il paraît que l’amour rend les gens heureux, mais pour moi il n’en est rien. Je n’en ressens que la souffrance, celle que j’éprouve quand elle n’est pas là. La sensation de manque qui grandit en moi, incessamment, et qui m’emplit de peine jusqu’au moment où je peux enfin caresser à nouveau ses cheveux blonds, son odeur, le son de sa voix. En son absence, je n’ai jamais d’autre impression que celle de survivre dans un monde qui m’indiffère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A chaque fois que nous nous séparons, mon cœur me tiraille, comme s’il était relié à elle par un fil qui se délite et qui faiblit à mesure que la distance nous sépare. A chaque séparation, la douleur me tiraille un peu plus, même quand, comme aujourd’hui, nous décidons de nous revoir le lendemain. Je m’adosse doucement à mon siège, et j’essaie d’oublier, de laisser partir ma douleur. Autour de moi, le monde continue son voyage. Un homme dort contre la paroi, avec son chapeau rabattu sur le visage pour le protéger de la lumière. Celui-là, je le connais, il se réveillera bientôt en s’apercevant qu’il a manqué son arrêt. Une grande silhouette, portant un immense manteau à capuche noir, vient de rentrer dans le bus. Elle n’a pas de billet et doit l’acheter au conducteur, et je la vois qui fouille ses poches à la recherche d’un peu de monnaie. Dans le rétroviseur, je vois distinctement la mine renfrognée du conducteur, qui peste intérieurement contre ce voyageur distrait qui le met en retard sur son horaire. A ma droite, enfin, une femme berce son enfant qui dort dans ses bras, et qui tient dans ses minuscules poings fermés, une mèche de cheveux de sa mère. Cette vue me réconforte, et peu à peu, ma douleur s’apaise. Je sens le tramway qui repart doucement et qui me berce à droite et à gauche. La grande silhouette encapuchonnée a enfin acheté son ticket, il descend l’allée à la recherche d’une place libre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux rangs devant moi, à gauche, un homme sort son téléphone, il compose un numéro que je ne vois pas. Il parle avec inquiétude, quelque chose ne va pas. La mère se penche vers moi et me dit quelque chose, des mots qui me concernent mais que je ne comprends pas. Son enfant est réveillé, et effleure ma poitrine du bout de ses doigts. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Fond du lac, dit le contrôleur d’une voix morne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel drôle de nom. La grande silhouette devant moi a atteint son arrêt. Elle se lève lentement et remonte l’allée à pas lents et solennels, lorsqu’elle se trouve enfin devant la porte, je la vois qui retire sa capuche. D’interminables boucles blondes tombent sur ses épaules. Je ne vois pas son visage, mais je reconnaîtrais ses cheveux à mille lieues.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est elle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque pas qui nous sépare en s’éloignant devient une torture. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans un regard pour moi, elle se lève et descend du tramway, alors j’essaie de me lever, de lui courir après, mais une main se pose sur moi et m’en empêche, c’est l’homme au chapeau, qui s’est enfin réveillé, et qui me dit :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Elle doit continuer, laissez-la partir sans vous. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’essaie de parler, mais j’en suis incapable Les mots peinent à se former dans ma bouche, ma voix ne m’obéit plus. Je repousse la main de l’homme au chapeau et titube dans l’allée à la suite de la femme au manteau noir. Le paysage s’écroule lentement autour de moi, les visages deviennent flous et indistincts. La gravité elle-même semble me jouer des tours, le plancher du bus se dérobe sous mes pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque j’atteins enfin la sortie, je ne reconnais rien. Les murs se délitent sous mes yeux, le monde se retourne et perd sa substance. Le tarmac est remplacé par un champ verdoyant, les murs, les maisons ont disparu. Je la vois qui tourne la tête sans cesser de marcher, et me regarde. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je comprends soudain que ce n’est pas elle. Elle n’a pas de visage, je distingue à peine un sourire qui s’étire lentement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Qui es-tu ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle ne répond pas, elle me regarde à peine, et reprend sa marche. Mais dans la rue, un souffle se lève, fait frissonner les arbres, m’apportant la réponse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Aleister, dit le vent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je la vois traverser la route, elle court maintenant d’un pas si léger qu’il ne touche même pas le sol.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Attends !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un goût de sang dans ma bouche m’empêche de parler encore, et lorsque je tousse, je crache au sol des éclats écarlates. Elle rit, reprend sa course, et chaque pas qu’elle fait la projette dans les airs, toujours un peu plus haut. Elle flotte maintenant entre les immeubles, insaisissable, puis disparaît enfin. Mes jambes ne me portent plus, et je tombe à genoux. Je fais un geste pathétique en direction de la silhouette, puis m’effondre à nouveau au sol.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque le docteur retire ses doigts de mon cou, il ôte enfin son chapeau, et annonce d’un air grave :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«  Il n’y a plus rien à faire pour lui. Je suis désolé. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au loin retentit le bruit d’une ambulance qui arrive trop tard. La foule se disperse, la mère berce doucement son enfant, sans rien dire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et je m’envole.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-7535425791533636487?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/7535425791533636487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/skinny-love.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/7535425791533636487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/7535425791533636487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/skinny-love.html' title='Skinny Love'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-5999134136069558390</id><published>2010-11-08T14:30:00.000-08:00</published><updated>2010-11-30T09:46:06.852-08:00</updated><title type='text'>Je connais un film qui commence comme ça...</title><content type='html'>&lt;b style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;- Cynthia, amenez-moi le dossier Mac Dougall, je vous prie, crépita la voix de l’interphone.&lt;br /&gt;- Avec joie, monsieur.&lt;br /&gt;Cynthia passa la porte qui séparait son bureau de celui du directeur, son dossier sous le bras.&lt;br /&gt;- Merci mon petit, dit-il. Approchez-vous un peu.&lt;br /&gt;Il saisit le dossier et l’ouvrit en grand, laissant voir les feuilles dépliées, grandes ouvertes, sur la table.&lt;br /&gt;- Monsieur, que faites-vous là, rougit Cynthia.&lt;br /&gt;Avec un air pénétré, la secrétaire regarda son patron dézipper sa trousse et se saisir de son énorme stylo, puis en retirer le capuchon précautionneusement.&lt;br /&gt;Il appuya la pointe de son engin sur le papier, et les va-et-vient frénétiques de sa main, de plus en plus rapides, faisaient jaillir quelques gouttes d’encre qui venaient souiller le papier sous le regard admiratif de Cynthia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d’un moment d’attente, il devint évident aux yeux de la jeune femme que les efforts de son patron échouaient à atteindre leur but : ses gestes manquaient de précision et d’efficacité. Ce fut donc Cynthia qui prit le stylo des mains de son patron, non sans réprimer un soupir légèrement résigné.&lt;br /&gt;Elle trempa sa plume dans son encrier, se délectant de ce que l’extrémité de la plume était légèrement humide. L’affaire fut réglée en l’espace de quelques minutes à peine : Son patron n’était pas du genre à lambiner, et Cynthia connaissait son affaire. &lt;br /&gt;Elle avait en effet perdu le compte des rapports qu’elle avait dû dactylographier jusqu’à des heures avancées de la nuit. D’abord résignée, elle avait peu à peu pris une agilité experte à ce qui, plus qu’un travail, était devenu une véritable passion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le directeur tassa son dossier puis rangea son stylo avec un soupir de satisfaction. Cynthia, pour sa part, remettait en place les agrafes de son dossier, ni vu ni connu.&lt;br /&gt;- Mon petit, je ne sais pas ce que je ferais sans vous.&lt;br /&gt;- Je suis sûre que vous vous débrouilleriez très bien tout seul.&lt;br /&gt;- J’en doute fort. Vous serez gentille, vous ferez suivre le dossier à Douglas.&lt;br /&gt;Cynthia pâlit.&lt;br /&gt;- Monsieur, vous êtes sûr ?&lt;br /&gt;- C’est un ordre, mon petit.&lt;br /&gt;Elle détestait Douglas. Son stylo à lui finissait toujours par baver sur son tailleur. &lt;b style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Remerciements à C.J. Pepper, qui m’a donné pour contrainte : « Une scène de boules », et qui me doit donc son respect éternel. L'exercice que je me suis imposé (par ce que raconter une scène de cul c'était un peu facile) était de raconter une scène de cul en n'utilisant &lt;u&gt;AUCUN &lt;/u&gt;mot à caractère sexuel.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J’en profite pour passer une annonce : Je suis toujours à la recherche de nouveaux sujets pour écrire, c’est comme ça qu’on progresse. Si vous avez une idée de scénario, un début de texte, ou, comme dans le cas de l’autre enfoiré, un exercice de style ou une contrainte à suivre, n’hésitez pas à proposer, dans la limite du raisonnable.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-5999134136069558390?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/5999134136069558390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/je-connais-un-film-qui-commence-comme.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5999134136069558390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5999134136069558390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/je-connais-un-film-qui-commence-comme.html' title='Je connais un film qui commence comme ça...'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-8491111918251094103</id><published>2010-11-08T11:09:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T02:13:25.943-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces'/><title type='text'>Un petit coup de pinceau...</title><content type='html'>Hello tout le monde,&lt;br /&gt;J'ai profité d'un peu de temps entre deux textes pour rafraîchir un chouia la mise en page.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"C'est... euh...Biblique"&lt;/i&gt; - Nine, bloggueuse, amie et scénariste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc si vous préférez, tant mieux, sinon tant pis pour vous. J'ai pas le courage de refaire un layout, mais quand je pourrai, je fignolerai tout ça. En attendant, le gris et rouge me tapait un peu sur les nerfs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se retrouve jeudi pour un nouveau texte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Edith: J'ai aussi changé le nom du blog, par ce que Svalbard Passage, d'une part c'était imprononçable, d'autre part ça n'avait rigoureusement aucun intérêt comme nom (à part doper mes visiteurs norvégiens).&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Et puis quand je tape "Link3r" sur Google, j'aime bien trouver mon blog.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;Edith II: J'ai aussi rajouté une Webradio, elle est à lecture automatique par défaut, cela vous dérange-t-il?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Edith III: En fait j'ai viré la lecture automatique. ça finissait par m'énerver. &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-8491111918251094103?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/8491111918251094103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/un-petit-coup-de-pinceau.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8491111918251094103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8491111918251094103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/un-petit-coup-de-pinceau.html' title='Un petit coup de pinceau...'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-8283574889872989930</id><published>2010-11-04T15:38:00.000-07:00</published><updated>2010-11-05T17:26:42.512-07:00</updated><title type='text'>Ligne De Faille</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’étais séparé d’elle que par une ligne de goudron noir, que j’hésitais à traverser. Une ligne de faille, un point de non-retour. De l’autre côté, à la terrasse du café où je devais la retrouver, je la voyais de l’autre côté qui m’attendait, facilement reconnaissable à l’écharpe qu’elle avait convenu de mettre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec ou sans écharpe, j’aurais reconnue cette fille à mille lieues. Assise sur le bout de sa chaise, les mains enfouies dans ses manches trop longues, elle regardait de temps à autre si quelqu’un arrivait. Elle m'attendait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant que j’étais de l’autre côté de la rue, cette rencontre me semblait suicidaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A quoi m’attendais-je ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quinze ans de doutes, d’idéalisations, de fantasmes, allaient-ils disparaître en un instant ? Je m’étais menti pendant des années, j’avais imaginé, pendant tout ce temps, ce à quoi j’espérais qu’elle ressemblerait. Julie était devenue la femme parfaite…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma Julie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cent pages de dessins n’avaient fait qu’aggraver les choses. Je n’avais fait que plonger toujours plus profond dans une fille qui était de moins en moins Julie, et qui était de plus en plus cette fille aux cheveux châtain que je dessinais tous les jours. Mon personnage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le temps est un menteur qui susurre  d’agréables fantasmes dans nos oreilles, et qu'on finit par croire, de guerre lasse. J’avais gardé dans ma mémoire tant de souvenirs agréables, le toucher de sa main quand elle s’approchait de moi… L’odeur de ses cheveux, la douceur de son pull quand nous dansions serrés l’un contre l’autre, tant de souvenirs que je chérissais… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des reliques d’une relation évanescente, sans consistance, faite de millions de petits riens qui rendaient notre quotidien supportable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant les années qui suivirent, Julie m’avait accompagné, chaque jour, chaque instant. Son souvenir s’accrochait à chacun de mes pas, elle était mon ombre, ma compagne invisible. A chaque déception sentimentale, chaque rupture, j’en revenais à Julie, comme si cette romance ratée était la seule digne d’être vécue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui, en acceptant de la revoir pour de vrai, j’acceptais enfin de prendre le risque de faire le deuil de cette période de ma vie, de toutes ces années où j’avais vécu pour elle, dans mon monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il était temps de cesser de rêver. Je m’étais résolu à affronter le cours des choses. Julie ne m’apparaîtrait désormais plus comme ce coup manqué, cet échec adolescent, mais comme une vraie femme de chair et de sang, au traits moins parfaits, au courbes moins belles, mais réelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De l'autre côté de la ligne de faille, Julie me cherche du regard. Pour une raison que j’ignore, elle semble croire que j’arriverai sur le même trottoir qu’elle, et elle regarde à droite et à gauche, sans jamais me voir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela m’amuserait, si je n’avais pas conscience de l’importance décisive de ces instants sur le reste de ma vie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’essaie d’imaginer à quoi ressemblerait mon existence, si, il y a quinze ans, j’avais pris mon courage à deux mains, et que j’avais embrassé cette fille sur la piste de danse. Je ne sais pas à quoi ressembleraient aujourd’hui mes journées. Je suppose que j’aurais traversé la route, que j’aurais profité d’un instant d’inattention pour lui cacher les yeux. Elle aurait fait semblant de ne pas me reconnaître, puis ri. Je me serais assis à côté d’elle, échangé un baiser léger, de ceux qu'on donne sans y prendre garde et qui s'envolent en un instant, et puis nous aurions bavardé autour d’un café.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ou peut-être pas. Peut-être qu’après huit jours d’un vague relation, nous nous serions lassés l’un de l’autre. Et que la vie aurait repris son cours, que j’aurais été heureux, quand même.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui est sûr, c’est que si je n’étais pas resté bras ballants, incapable de faire le moindre geste, je ne serais pas ici aujourd’hui. Mes choix, ma vie, mes projets avaient été guidés par l’ombre de Julie par-dessus mon épaule, et la rencontrer pour de vrai me donnait l’impression de la trahir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De la tuer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De l’autre côté de la ligne de faille, Julie attend quelqu’un. Son café est fini depuis longtemps, et, du bout de son doigt, elle fait des dessins dans le sucre épars sur la soucoupe. La table est un peu bancale, et chaque fois qu’elle pose son coude, la tasse bouge dans un petit son de porcelaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle caresse doucement son écharpe soulevée par le passage des voitures derrière elle, lorsqu’elle sent quelqu’un dans son dos.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais quand elle se retourne, il n’y a personne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;C'est un fan-art d'&lt;a href="http://www.manolosanctis.com/bd/126/etat-des-lieux"&gt;Etat des Lieux&lt;/a&gt;, de Monsieur To, Une BD que si vous ne la connaissez pas, nulle rédemption n'est possible.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Son blog est dans mes liens, allez y faire un tour si vous êtes des hommes. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-8283574889872989930?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/8283574889872989930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/ligne-de-faille.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8283574889872989930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8283574889872989930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/11/ligne-de-faille.html' title='Ligne De Faille'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-4296415877810219420</id><published>2010-10-25T03:22:00.000-07:00</published><updated>2010-10-25T03:22:05.464-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Stateless</title><content type='html'>&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zs35CBGOxbc?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/zs35CBGOxbc?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eva est une artiste. Tous les jours, elle fouille les magasins, elle investit les brocantes, les vide greniers, à la recherche d’idées, d’objets, et puise son inspiration dans ces investigations matinales.&lt;br /&gt;Parfois, elle en trouve un qui lui plaît plus que les autres. Elle l’examine d’abord avec attention, l’achète, et le dépose sur une étagère où s’entassent des milliers de bibelots qu’elle ne regarde plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eva est une artiste, et c’est avec cette certitude que quand elle entre dans son atelier, et qu’elle accomplit tous les jours le même rituel. Elle examine d’abord les travaux de la veille, ses études et ses dessins. Jamais satisfaite, elle les jette et reprend à zéro, et étale des croquis sur des innombrables pages. Elle retire ensuite le drap blanc qui abrite sa toile. Elle époussette ensuite le chevalet avec un soin méticuleux, sans se rendre compte qu’aucune poussière, aucune trace de peinture séchée ne vient jamais le souiller. Elle y dépose ensuite sa toile, une immense toile immaculée, que tous les jours elle admire en réfléchissant à la grande œuvre qu’elle va y déposera un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle prépare ses couleurs avec application : Cyan, magenta, jaune, rouge, bleu, vert, qu’elle applique avec attention sur sa palette.&lt;br /&gt;Quand tout cela est fait, Eva imagine enfin sa toile. Une allégorie de ses sentiments profonds, quelque chose de vibrant, de passionné. Elle la voit presque, et, alors qu’elle compose son oeuvre, les yeux fermés, son crayon danse à quelques centimètres de la surface rugueuse. Eva imagine son tableau, mais lorsqu’elle ouvre les yeux, sa toile reste vierge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eva est une artiste, mais Eva ne peint jamais. Eva, c’est la vanité des petits riens qui nous construisent, qui font qu’on se sent vibrer un peu. Sentir ses doigts rouges après avoir pilé ses pigments, découvrir le drap qui protège sa toile blanche. Nettoyer méticuleusement un chevalet que jamais aucune couleur ne vient tacher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eva est une artiste ratée, qui passe sa vie à poursuivre les gestes les plus vains de ce qu’elle croit être la marque d’une artiste, d’une infinité de petits riens, qui font d’elle ce qu’elle croit être une artiste. Elle choisit ses pigments elle-même, méprise le numérique, crayonne à longueur de journée sur des planches qu’elle jette à la poubelle. Elle examine ses myriades de bibelots, qu’elle repose avec application sur leur étagère, et les laisse prendre la poussière.&lt;br /&gt;Elle répète inlassablement des gestes vains du quotidien, des gestes qui, elle le croit, feront d’elle une artiste reconnue, mais Eva ne peint jamais. Eva a une œuvre, une grande œuvre, qui trône au centre de son bel atelier. Une immense toile immaculée, que jamais elle ne touche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-4296415877810219420?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/4296415877810219420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/stateless.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4296415877810219420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4296415877810219420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/stateless.html' title='Stateless'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1749754342660510065</id><published>2010-10-10T08:46:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T02:01:23.275-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Mary Jane Kelly</title><content type='html'>&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: 7pt; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;C’est à vous.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;Les projecteurs m’aveuglent. J’ai beau essayer de discerner un visage familier, je ne vois qu’une lumière qui m’oblige à plisser les yeux. Une main se pose sur mon épaule, et j’entends une voix qui me fait&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: 7pt; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;C’est maintenant ou jamais.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;Je sens mes mains trembler de manière de plus en plus incontrôlable. Devant moi, la scène, jonchée de câbles, d’amplis, de gobelets vides. A droite, la fosse. Je ne vois rien, mais je sais qu’elle est pleine à craquer. J’entends des appels, des injonctions. J’entends, au milieu du grondement du public, mon prénom qu’on hurle, au milieu de ceux des autres membres du groupe. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;J’expire, d’un souffle régulier. Ne pas bloquer son énergie, canaliser sa peur, ses angoisses, ne surtout, surtout pas paniquer. Qu’est-ce que je fais là&amp;nbsp;? Pourquoi ai-je accepté de jouer avec eux&amp;nbsp;? Je ne suis pas un vrai musicien, juste…&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;La sensation d’être un imposteur m’envahit. Le trac, la peur. Et si je fais une fausse note&amp;nbsp;? Et si j’oublie, si je me trompe&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 35.4pt;"&gt;On me pousse en avant, et je fais un pas en avant pour ne pas perdre mon équilibre. Un coup d’œil autour de moi, et je me rends soudain compte que je suis au beau milieu de la scène. Plus question de revenir en arrière. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 35.4pt;"&gt;Je branche ma guitare en tremblant, bon sang, j’ai la trouille. Je vois un mouvement à mes pieds, la salle est remplie à craquer, mes mains tremblent de plus en plus, j’essaie de me souvenir des premières notes du morceau, mais j’ai oublié, mes mains ne m’obéissent plus, je ne parviens même pas à attraper la sangle de ma guitare, je la fais tomber une fois, je la ramasse et la passe à mon cou. Une grande inspiration.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;Respirer, ne pas paniquer. Facile à dire quand la scène est loin. Là, je n’ai pas le droit à l’erreur. Ma main gauche refuse de m’obéir, je tremble toujours.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: 7pt; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;François, à poil&amp;nbsp;! hurle quelqu’un dans la fosse.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;Cette voix, je la connais. Malgré le trac, malgré l’angoisse, je me surprends à sourire. Je pose doucement ma main sur le manche de la guitare, et mes doigts se calment au contact du bois et du métal familier. Comme apprivoisés, mes tremblements cessent un peu.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;Un signe au chanteur.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;Je commence à jouer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1749754342660510065?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1749754342660510065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/mary-jane-kelly.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1749754342660510065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1749754342660510065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/mary-jane-kelly.html' title='Mary Jane Kelly'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-5854611032177362599</id><published>2010-10-04T06:58:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T02:02:44.565-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Collaboration'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Exercice de style'/><title type='text'>Harlekjuik</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- Xeffedz, fit il, étonné mais toutefois toujours aussi magnifique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle répondit. "Je voudrais pouvoir te vhjdbzq dans le hjkdhhdiiii."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il ne lui avait pas laissé le temps de terminer sa phrase. Arrachant son rhgrghr, il l'entraina vers le lit le plus proche avec une férocité sauvage mais superbe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- Tripote moi le hdhzdqiqzdii, grand fou.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- Ho, ma grosse loutre, mais qu'est ce qui nous arrive ? Mais… Non, pas mon qôrghràih, pas mon qôrghaih ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Saisissant un immense couteau, elle lui trancha le hfshfqqodhqo avec un rire cruel. Antonio payait enfin pour toutes ces années de qspoudbhf. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- Qdofhb ! lança-t-il, agonisant mais toujours fier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;A ce moment là,un bruit de gdyqgduuu retentit dans la rue. Prise de panique, Gertrude regarda Antonio avec résolution.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- hzufyhffhhhh, dit-elle, avec pertinence, et elle lui planta son hfhfhqfqfuuuu dans le gniiiii. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ces derniers mots n'auraient pu être plus justes, et ils l’attinrent, à la manière de son hfhfhqfquuuu, en plein coeur. Dans un dernier regard larmoyant, il implora: "Yijg !" Mais il était déjà beaucoup trop tard, et au dehors, de sinistres zurglug voilaient déjà la lune levée sur le Bosphore.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le monde que connaissait Antonio atteignait enfin son grudgggggziik. Toutefois, il lui restait encore un dernier tour en réserve. Se saisissant du petit jgluik posé sur la commode toute proche, il le lança par la fenêtre vers les sombres sjnarblok. C’en fut trop pour Gertrude, qui gsahaaaa en se tordant de douleur. Les ombres l'envahirent, et dans un dernier iopopkkk, et bascula dans le Grand Sghhuugishk. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- Toujours avoir un petit jgluik sur soi, philosopha Antonio, en se relevant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il épousseta sa veste en velours et retira le long fgulik enfoncé dans la doublure. Il alluma une grzoooorghath, ses préférées, et contemplant la lumière de la bngzdzuuaaaa dans le ciel, il attendit que les laouuuughathza viennent le chercher.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- YARGLUFF !"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;- Bonne soirée à vous aussi, Madame Michot," lança-t-il à l'aimable concierge. Il enjamba le fébrile loutghaza, et s'envola dans la nuit noire. Une fois de plus, l'Urglik triomphait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Aucune substance illicite n’a été consommée pendant l’écriture de ce zbroufgh.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-5854611032177362599?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/5854611032177362599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/harlekjuik.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5854611032177362599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5854611032177362599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/10/harlekjuik.html' title='Harlekjuik'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-646885024156122403</id><published>2010-09-29T13:58:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T02:03:45.672-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Exercice de style'/><title type='text'>Un Enfer Comme un Autre</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Lorsque le Vieillard se réveille, il est à terre, adossé à une colonne. Un temple l’entoure, qui abrite d’interminables colonnades, toutes identiques, et qui se prolongent, encore et encore, à perte de vue.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Le Vieillard se lève. Ses jointures craquent un peu, sa démarche est hésitante, mais un pas après l’autre, il se met en route vers la sortie. A droite comme à gauche, devant et derrière, le même décor se répète à l’infini, et chaque pas dévoile un nouveau pilier, identique au précédent. Il cherche une sortie, et marche pendant des heures sans jamais la trouver.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;De temps à autre, le Vieillard croise d’autres gens, qui comme lui, errent comme des ombres dans le temple. Certains vont dans d’autres directions, et le croisent sans s’arrêter.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Alors il leur dit : &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;- Ce n’est pas par là qu’il faut aller.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Mais personne ne fait jamais attention, et le Vieillard a beau leur expliquer, les supplier de l’écouter, les autres haussent les épaules, et sans un mot, reprennent leur route. Ceux qu’il croise ne restent jamais, et finissent inévitablement par disparaître dans l’ombre des colonnades. Quand il reprend la route, il est toujours seul.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Le Vieillard s’écroule enfin, mais ce n’est pas la fatigue qui le terrasse, car il n’a pas faim, ni soif, ni sommeil. C’est la lassitude, et elle seule qui l’oblige à s’arrêter, et à genoux, il cherche le courage de reprendre sa route.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Une ombre l’effleure, c’est une femme en blanc. Elle pose sa main sur son épaule, et, s’approche par derrière, murmurant à son oreille.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;- Il est si facile d’arrêter, pourtant...&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;- Je ne veux pas arrêter, répond le vieillard, je veux sortir d’ici.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Il y a du désespoir dans ces mots.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;- Il n’y a pas d’autre sortie, dit la voix.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Lorsqu’il se retourne, elle a disparu. Il sent un poids à sa gauche, une dague en argent est glissée à sa ceinture. Il contemple l’objet avec hésitation, le remet à sa place. Le Vieillard ne veut pas arrêter, il veut simplement sortir d’ici, sans trop savoir pourtant si quelqu’un l’attend dehors, sans même être sûr que dehors existe. &lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: &amp;quot;Helvetica Neue&amp;quot;,Arial,Helvetica,sans-serif; text-align: justify;"&gt;Le vieillard avance. Il se dirige peut-être vers un but, peut-être vers le néant, mais peu lui importe. S’il y a un but, alors il s’en rapproche.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-646885024156122403?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/646885024156122403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/un-enfer-comme-un-autre.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/646885024156122403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/646885024156122403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/un-enfer-comme-un-autre.html' title='Un Enfer Comme un Autre'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-278238377511788864</id><published>2010-09-11T05:39:00.001-07:00</published><updated>2010-10-13T02:07:58.929-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>No Hard Feelings</title><content type='html'>&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je ne lui ai pas laissé le temps d’être en retard, et quand elle descendit de chez elle, j’étais déjà là, à l’attendre. Un bonjour, une bise gênée, et je l’emmène avec moi en la tirant par la manche. Sans lui laisser le temps de dire un mot.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Nous voilà à la terrasse d’un café. Bien qu’en face l’un de l’autre, nous nous fuyons du regard avec une pudeur adolescente. Les yeux sont le miroir de l’âme, et c’est peut être cela que nous fuyons. Je suis habité par la crainte qu’elle me regarde, qu’elle me comprenne, mais dans le même instant, tout au fond de moi, une voix que j’étouffe tant bien que mal hurle son envie d’ouvrir mes pensées à cette personne, de la laisser lire dans mon cœur ouvert, même pour cela, j’accepte de la laisser le briser à nouveau. Avec le tact d’un trente-trois tonnes et la délicatesse d’un accident de la route.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Qu’est-ce que tu deviens&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’essaie tant bien que mal de meubler une conversation, et d’ignorer qu’on s’est déjà tout dit… Et que ce que nous n’avons pas dit, ni elle ni moi ne voulons l’entendre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;J’ai ma rentrée dans quinze jours, et… voilà, quoi. Toi&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Bah, pareil.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt;"&gt;Un nouveau silence, interminable. Pitié, sortez-moi de là.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Je ne comprends pas que tu t’obstines à mettre une veste par ce froid.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Ma veste et moi, c’est une longue histoire d’amour, je réponds.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Lorsqu’enfin j’ose la regarder dans les yeux, mon regard est impassible. J’essaierais bien de lire son regard, mais elle aussi se défend, et nos regards sont froids et distants, comme barricadés derrière une montagne de détermination.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je donnerais pourtant cher pour revoir, ne serait-ce qu’un instant, les regards qu’elle m’a adressés dans le passé, mais notre relation semble s’être déroulée dans une autre vie, tant nous sommes devenus deux étrangers.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Cigarette&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt;"&gt;C’est vrai, elle fume.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&amp;nbsp;Ça ira, merci.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On nous sert enfin nos cafés, servi avec deux sucres et un bâton de cannelle, et je mâchonne le mien en regardant dehors, distraitement, alors que je laisse se libérer les arômes et les épices entre mes dents. Je sens soudainement son regard sur mon visage, et quand je me retourne, je la vois qui me dévisage tout en remuant son café avec sa cannelle.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;C’est toi qui m’as donné cette habitude.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Non, moi je le mange, et toi tu le mâchonnes, ce qui fait qu’à la fin il te reste un bout tout dégueulasse dans ton café.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Un sourire, enfin. Les premières notes d’un morceau de jazz se font entendre derrière moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Tu viens souvent ici&amp;nbsp;? me demande-t-elle.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;De temps en temps. Un peu moins, maintenant…&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je laisse ma phrase en suspens, mais je finis mentalement. «&amp;nbsp;Maintenant que nous ne sommes plus ensemble.&amp;nbsp;» Pourquoi suis-je incapable de parler de notre passé ensemble&amp;nbsp;? Pourquoi me sens-je obligé de prétendre que le temps passé ensemble n’est qu’une chimère, issue de mon imagination&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je paye les cafés et nous sortons. Devant ce café, les mains dans les poches, les joues rouges, chaque souffle qu’elle exhale forme un petit nuage blanc qui se mêle au mien, qui s’envolent ensemble pendant un instant, puis qui disparaît dans les airs.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Bon, ben… à plus, dit-elle.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"&gt;A plus&amp;nbsp;? Pour quoi faire&amp;nbsp;? Cette rencontre, je le sais, elle le sait, c’est la fin d’une histoire comme les autres, alors pourquoi agir comme si nous avions d’autres choses à nous dire&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;A plus.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quel idiot.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Pour ***** (Elle se reconnaîtra). No hard feelings. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;PS&amp;nbsp;: Ne me traite pas de mythomane, je reconnais en avoir inventé une bonne partie, mais l’esprit est là.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;PPS&amp;nbsp;: J’étais parti sur un truc vachement plus rigolo, avec une histoire et tout, mais ça sonnait bien comme ça. Et puis j’avais envie d’écrire un texte sans histoire, juste pour voir.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-278238377511788864?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/278238377511788864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/no-hard-feelings.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/278238377511788864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/278238377511788864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/no-hard-feelings.html' title='No Hard Feelings'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-6159680785194968219</id><published>2010-09-06T13:13:00.001-07:00</published><updated>2010-10-13T02:08:27.586-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Métro'/><title type='text'>Haiku</title><content type='html'>As I fell in love with the night&lt;br /&gt;I Blossomed as a solitary tree,&lt;br /&gt;Enjoying nothing but the emptiness surrounding me.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-6159680785194968219?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/6159680785194968219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/haiku.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6159680785194968219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/6159680785194968219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/haiku.html' title='Haiku'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1504982340126998806</id><published>2010-09-03T11:25:00.001-07:00</published><updated>2010-10-13T02:08:53.693-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><title type='text'>The Last Stand</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une ombre passe devant la fenêtre, le sol grince -imperceptiblement. Les sens en alerte, mon cœur bat la chamade, et j’écoute les bruits de la nuit. En bas des escaliers, j’entends un grincement. C’est eux. Tous les soirs, je les entends qui me traquent, qui me cherchent. Je suis un homme traqué. A la tombée du jour, je ferme les volets, je me barricade, mais cela ne suffit jamais, ils semblent toujours trouver un moyen d’entrer, et pas une nuit ne passe sans que je les entende, en bas, qui me cherchent. Je n’ose pas bouger, de peur de dévoiler ma position. Prostré dans ma chambre, j’attends l’instant fatidique, plongé dans l’obscurité la plus totale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un bruit retentit, comme quelqu’un qui tape un coup sec contre le mur. Ces monstres prennent un plaisir pervers à manquer de discrétion. C’est peut être un signal, alors je tâtonne près de mon lit, et tire de dessous une batte en acier que je garde pour les cas d’urgence. Par un étrange hasard, la maison est redevenue silencieuse. Mais ce n’est qu’un leurre, je sais bien ce qu’ils veulent, je sais bien qu’ils espèrent que je me retourne tranquillement dans mon lit, et m’endorme comme si de rien n’était.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le vent soulève les rideaux de ma fenêtre, et je vois, distinctement, deux yeux lumineux qui me surveillent, et qui brillent dans la nuit. Mon cœur bondit sur place, je brandis mon arme mais l’instant d’après, les yeux ont disparu. La porte de ma chambre s’ouvre doucement, et je cède –enfin- à la panique. Comment m’ont-ils trouvé aussi vite ? Ils sont là, ils me cherchent, mais dans le noir, je ne peux rien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon arme toujours à la main, je roule sur le sol, et en me relevant, j’assène un coup à une forme devant moi. Quelque chose tombe sur le sol dans un bruit étouffé, ne pas penser, ne pas réfléchir. Je l’enjambe en essayant de ne pas me demander ce que j’ai tué.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans cette obscurité complète, l’interrupteur est mon seul espoir. Les ombres se rapprochent, et, alors que je cours vers le bout de la pièce, je sens derrière moi les griffes de la nuit prêtes à m’engloutir, alors je jette en avant, et ma main touche un boitier en plastique. Avec un désespoir de forcené, J’appuie de toutes mes forces sur l’interrupteur, et je me retourne, prêt à en découdre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La lumière inonde enfin la pièce, et me rappelle à la lumineuse réalité : je suis seul. La pièce est vide, vide de toute menace, de toute ombre, de toute forme indistincte dans la nuit. Je soupire de soulagement, et c’est rasséréné que je vais me chercher un verre d’eau pour célébrer ma victoire Mon cœur reprend un rythme normal, tout va bien. Les bruits de la maison me paraissent maintenant tout à fait normaux. Le réfrigérateur émet un ronronnement tranquille. Les grincements, craquements et mouvement des ombres ont cessé tout à fait maintenant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’éteins la lumière, désaltéré, victorieux, détendu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le sol grince à nouveau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et merde.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1504982340126998806?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1504982340126998806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/last-stand.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1504982340126998806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1504982340126998806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/09/last-stand.html' title='The Last Stand'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-4386825867688333451</id><published>2010-08-10T04:09:00.001-07:00</published><updated>2010-08-10T04:09:22.682-07:00</updated><title type='text'>Life Happened</title><content type='html'>&lt;meta content="text/html; 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 &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Et maintenant, tu vas faire quoi&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ça, je n’en avais aucune idée.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;J’étais resté comme un con,&amp;nbsp;au départ de l’aéroport, à regarder décoller les avions, sans trop savoir lequel d’entre eux emportait mon amie à l’autre bout du monde. Qu’étais-je supposé faire&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Nous nous étions rencontrés deux ans plus tôt, et presque au même endroit. Elle avait eu mon numéro par un ami commun qui savait que je cherchais un colocataire en attendant de trouver un emploi. Son-Mi s’était présentée comme &lt;i&gt;exchange student&lt;/i&gt;, en France pour deux ans, et nous savions depuis le début qu’un jour ou l’autre elle rentrerait chez elle. Lorsque nous sommes sortis ensemble, nous étions trop heureux pour y penser.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce n’est que lorsque je vis le billet d’avion de mes propres yeux que je me rendis compte que la vie allait bientôt m’arracher ce que je possédais de plus précieux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Qu’étais-je supposé faire&amp;nbsp;? Devais-je l’accompagner&amp;nbsp;? En Corée du Sud, où je n’avais ni famille, ni amis, ni emploi, et dont je ne connaissais pas la langue&amp;nbsp;? Devais-je sacrifier ma vie et mes études pour avoir la chance de passer ma vie avec elle&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Elle non plus, ne pouvait pas rester en France. Son visa n’était valable que pendant la durée de ses études en France, et là bas, un emploi, une famille des amis l’attendaient. Lui demander de rester, c’était trop lui demander. Je n’ai pas eu l’égoïsme de la laisser hypothéquer sa vie pour moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais si je lui avais demandé, elle l’aurait fait.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"&gt;Dans la voiture qui me ramenait à la maison, Peter, un autre étudiant en échange, essayait de me réconforter, à sa manière.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;So, what happened, bro&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je savais très bien ce qui s’était passé, et cette réponse-là était facile.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Life happened.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Quand il a été temps pour elle de rentrer, nous avons opté pour le réalisme, et nous nous sommes séparés. Nous nous sommes embrassés dans le terminal de l’aéroport, au milieu de tant d’autres couples qui se disaient tous les mêmes mots, qui se faisaient tous les mêmes promesses baignées de larmes. Et finalement elle avait passé le portillon métallique sans cesser de me regarder, non sans un dernier accès de faiblesse.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quelques mots, griffonnés dans une langue que je ne comprenais pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;L’adresse de mes parents… Je t’aime.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"&gt;C’était la première fois qu’elle prononçait ces trois mots, mais au milieu de ce terminal de béton, ils résonnèrent dans le vide.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je regardai le morceau de papier. J’avais sincèrement aimé Son-Mi, plus que n’importe qui d’autre. Mais ce morceau de papier échappait à ma compréhension. Nous avions décidé de nous quitter, c’était inéluctable, je n’avais pas le temps ni les moyens de lui rendre visite, et elle non plus, et elle le savait.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Dès que tu peux, viens me rejoindre. Je t’attendrai.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"&gt;Elle m’embrassa et passa le portillon, sans me laisser le temps de réagir, et en un geste elle était partie. «&amp;nbsp;Je t’attendrai&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Etait-ce une demande en mariage&amp;nbsp;? Ou simplement la promesse irréaliste de nous revoir un jour, après des années d’attente et de séparation&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"&gt;Moi, je n’y croyais pas. Même si je trouvais un travail dans son pays, rien ne serait plus pareil. Nous cesserions d’être les deux étudiants un peu fous, un peu tête en l’air, mais désespérément amoureux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18pt;"&gt;A la seconde où elle a passé le portillon, j’ai senti mon amour faiblir, et lorsqu’elle fut partie, je ne sentis plus rien, à part une sensation de grand vide. Ces deux ans, je les chérirai toute ma vie, comme on chérit un amour d’enfance, qui disparaît sous le poids des années mais nous hante à jamais. &amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il m’aime, et je l’aime. Le reste n’a aucune importance, car je sais, tout au fond de moi, que nous sommes faits pour être ensemble. Nous avons vécu deux ans d’amour parfait, et pour rien au monde je ne renoncerais à cela. Je l’attendrai le temps qu’il faudra, trois ans, dix ans, quinze ans…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous nous reverrons. C’est notre destinée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Mais voilà que je me décide soudain, et je déchire l’adresse, en petits morceaux, que je glisse par l’entrebâillement de la fenêtre. Des symboles épars volent sur le bitume, parfois soulevés par le passage d’une voiture, mais pour moi, il est trop tard. Je suis loin devant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Quelle blague.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le morceau de papier reste pourtant imprimé dans mon esprit, comme une tache minuscule sur un papier immaculé.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-4386825867688333451?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/4386825867688333451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/08/life-happened.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4386825867688333451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4386825867688333451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/08/life-happened.html' title='Life Happened'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-1555845886667656587</id><published>2010-08-08T04:19:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T02:10:46.838-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><title type='text'>Avec le Vent comme Complice</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Stella gisait allongée sur le lit. Sur la table de nuit, un verre vide, dont les dernières vapeurs s'évanouissaient dans l'air péniblement brassé par un ventilateur de plafond. Lorsqu'elle tenta de se lever, les marques violettes qui zébraient son dos la laissèrent pliée de souffrance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;La nuit n'avait effacé ni sa douleur ni sa peine. A peine avait-elle estompé l'impression de n'être plus rien. Stella se dirigea, en titubant un peu, vers le placard, saisissant en quelques gestes l'essentiel de ses possessions. Elle fut vite prête, et en refermant la porte, elle accepta sans regret l’idée d’abandonner cette vie où plus rien ne l’attendait. Elle s'aventura dans le couloir, caressant une marque claire sur son ventre -conséquence d'un coup un peu plus fort que les autres, qui lui avait arraché un futur qu'elle avait pourtant chéri.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Elle ignora les commérages qui s'élevaient des portes voisines, les regards voyeurs au travers du judas des portes en contreplaqué. Tous ces yeux monstrueux qui la dévisageaient avec réprobation avaient été témoins du drame de la veille. Pas un n’avait fait un geste. Elle descendit donc l'escalier, et se retrouva à la rue.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Elle marcha, valises à la main, jusqu’à une cabine téléphonique. L’appareil de la maison était coupé depuis longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Maman…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Pour ma part, je me morfondais dans mon véhicule depuis des heures, et passais le temps à écouter la radio, interrompue de temps à autre par les transmissions internes de la police. J’avais dû, après une vague dispute avec mon épouse, reprendre du service, et j’avais passé la nuit à attendre un appel à la radio qui se faisait toujours plus attendre, tandis que mes collègues bavardaient en profitant de la fraîcheur de l’air nocturne. J’aurais dû faire comme eux, mais voilà.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;J’avais promis de rester à l’intérieur, de surveiller les transmissions, marquant ainsi mon envie de rester seul dans la voiture, et, laissé ainsi tranquille, je m’interrogeais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Pour la première fois, je me disais que, peut être, ma vie avait raté un tournant. A plus de cinquante ans, je comprenais enfin qu’en trente ans de service, il était peut-être temps de recevoir une promotion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Il me fallut un effort mental dantesque pour effleurer les raisons de ces échecs, et je ne pus qu’en conclure que seul le racisme d’une administration bornée m’avait interdit à un avenir brillant. Ma couleur de peau était en cause, bien entendu. Mon caractère soupe-au-lait, mon attitude lunatique, et mes multiples bavures, je ne voulais pas en entendre parler.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;A vrai dire, ce soir-là, j’avais envie de sang. Ma dispute avec ma femme, cette nuit aussi déprimante que les autres, la prise de conscience de ma propre médiocrité, tout concordait à me donner des envies de violence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Et telle une imprécation divine, le standard de la radio fit grésiller le poste. Je me jetai sur le combiné.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Je démarrai le moteur, appuyai d’un coup sec sur l’avertisseur. Mes coéquipiers se précipitèrent dans la voiture, et, tous phares dehors, le véhicule se jeta à l’assaut des routes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;On a un braquage de bijouterie rue Cardinet, expliquai-je en grillant un feu, faisant piler au passage une voiture qui tournait en face de nous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Nous n’eûmes même pas l’occasion de nous arrêter. A notre arrivée, le braqueur sortit en courant et sauta sur un scooter. Mon pied explosa la pédale d’accélérateur, et la voiture bondit à la suite de l’engin. Le deux roues, plus habilité à la course dans un milieu urbain, se faufilait entre les voitures et gagnait peu à peu du terrain. Il me fallut jouer du pare-choc pour maintenir la distance, projetant de temps à autre une poubelle dans une vitrine ou forçant les voitures à me céder le passage.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Il prend la rue Detaille, si tu fais le tour, tu pourras le cueillir à l’angle, proposa mon voisin.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Je sais où je vais&amp;nbsp;! je répondis avec agressivité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Néanmoins, je suivis ses conseils. Je déposai mes passagers arrière à une extrémité de la rue, et effectivement, j’arrivai à l’extrémité de la rue avant mon fuyard. Je retins le coéquipier resté avec moi, l’obligeant d’un geste de bras à rester derrière moi. Il m’appartenait, grognai-je, je l’avais attrapé moi-même.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Je saisis mon arme de service, prêt à en découdre. Ma proie était descendue de son scooter et l’avait laissé en plan, au milieu. Lui, il s’était prostré contre une voiture, attendant notre arrivée en tremblant. Il pointa un pistolet dans ma direction, me menaçant d’un bras hésitant, puis tira, un seul coup, qui éclata le pare brise d’une voiture loin de moi. Il serrait toujours contre lui le sac de sport contenant son butin&amp;nbsp;: Des montres en or, une opale, ainsi que le contenu du tiroir caisse, qu’il était en train de vider à notre arrivée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Rends-toi, tu es cerné, dit une voix derrière moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Lentement, il posa son arme dans le caniveau et leva les bras en l’air. Cela me fit sourire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Une détonation retentit, et le braqueur tituba un instant. Il avait dans la poitrine un trou au travers duquel perçait la lueur du matin. Il ouvrit son sac, saisissant une poignée de billets et de bijoux qu'il jeta en l'air, au hasard, tituba un peu, puis s’effondra sur le sol, murmurant dans un souffle&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;-&lt;span style="font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;J’ai le vent comme complice...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Puis ne fut plus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: small;"&gt;Lorsque Stella arriva au domicile parental, un paquet l’attendait. Un petit emballage de papier kraft, sur lequel était griffonné un simple prénom, le sien. Elle le déchira, et révéla une petite boite en velours bleu marine. Stella l’ouvrit, révélant une bague en argent surmonté d’un magnifique diamant, un bijou comme elle n’en avait jamais vu. Une petite carte à l’intérieur indiquait simplement&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Avec le vent comme complice, je t’aimerai toujours, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 177pt; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: small;"&gt;-Stanley.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-1555845886667656587?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/1555845886667656587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/08/avec-le-vent-comme-complice.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1555845886667656587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/1555845886667656587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/08/avec-le-vent-comme-complice.html' title='Avec le Vent comme Complice'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-9057010015212824009</id><published>2010-08-02T11:13:00.001-07:00</published><updated>2010-10-13T02:11:34.698-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Exercice de style'/><title type='text'>Corporate Responsibility</title><content type='html'>&lt;meta content="text/html; 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 &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Vous êtes Mr G*****?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je relève la tête. Un grand gaillard en cravate me dévisage.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Euh, oui, réponds-je avec confusion.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bienvenue chez nous, je suis le DRH. Suivez-moi, je vais vous montrer votre bureau.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je suis très intimidé, bien entendu. C’est mon premier emploi, et pour mon entrée dans le monde de la grande entreprise, je démarre en beauté dans une entreprise d’export international. Les étages défilent sur le compteur de l'ascenseur, puis s'arrête au niveau 4.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’ose alors poser la question que j’avais retenue jusqu’ici de peur de passer pour un imbécile pour mon premier jour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Excusez moi, mais lors de notre entretien au téléphone, nous n’avons pas précise en quoi consisterait précisément mon travail.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est très simple. Vous êtes familier avec les travaux de Keynes sur la gestion de comptes privés? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je suis oblige de répondre:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pas du tout, j’en ai peur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Démerdez-vous, alors. Vous travaillerez avec Michael et Natasha, nous vous fournissons tout ce dont vous aurez besoin pour travailler. Votre ordinateur est la, nous avons créé une session a votre nom, vous n’aurez qu’a changer le mot de passe. Les stylos, crayons et autres sont dans le placard sur votre droite, au dessus des munitions.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Munitions?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Nous avons également mis a votre disposition un Smith &amp;amp; Wesson calibre 9mm, dit-il. Vous le trouverez dans votre tiroir personnel. Faites en bon usage, et bon courage pour la suite de votre séjour parmi nous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Neuf millimètres? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 14.2pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je mets un moment à assimiler l’information, et quand je me retourne, le DRH est déjà parti. J’ouvre le tiroir, d'où je tire effectivement un pistolet, ainsi que deux chargeurs pleins.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est toi le nouveau? Je suis Michael.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La voit provient d’un homme aux allures d’aventurier qui vient de surgir du couloir. Il s’affale sur le bureau a cote du mien. Il pose son sac par terre, un&amp;nbsp; vieux sac en cuir, duquel dépassent deux flèches solidement plantées. Il allume un cigarillo et s’appuie sur le dossier du fauteuil avec nonchalance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;T’inquiète pas pour les flèches, C’est juste les gars de la compta qui demandent une augmentation.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ca y est, j’ai la trouille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je vais avoir besoin de toi pour faire deux trois travaux de coté, des trucs que je n’ai pas envie de faire, m’explique-t-il en faisant des ronds de fumée. Ton premier travail sera d’aller aux archives, et de m’y ramener l’historique de nos exportations entre 2005 et 2007. Demande à la documentaliste de te le trouver. Je t’ai tout noté ici, ainsi que le chemin à prendre pour trouver les archives, dit il en me tendant un bout de papier froisse. Je prends le papier nerveusement, puis me mets en route, et c’est alors qu’il m’interpelle:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Attends! T’oublies pas un truc? dit il en me tendant le pistolet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je m’empare de l’objet et des deux chargeurs sous le regard approbateur de mon nouveau boss.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Alors que je m’éloigne, il murmure dans sa barbe de trois jours:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un distrait. Il tiendra pas trois jours, soupire-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les escaliers me conduisent au sous sol, où je trouve la bibliothèque sans grande difficulté. Trouver la documentaliste, en revanche, est une autre paire de manches. il fait noir comme dans un four et les rayonnages semblent construits comme un labyrinthe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je tourne à droite, au hasard. Pas de chance, me voilà piégé dans une impasse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Une impasse? Dans une bibliothèque?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il me faut un moment pour comprendre que la bibliothèque est &lt;i&gt;réellement&lt;/i&gt; que je suis réellement dans un dédale, et un cadavre ensanglanté qui pourrit sur sol semble m’indiquer que je ne suis pas son seul occupant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Chierie de merde merde merde merde merde!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je fais marche arrière a toute vitesse, mais trop tard, une silhouette immense me barre la route, un crossover démoniaque entre une Gorgone et un vampire suceur de sang, aux yeux rougeoyants comme de la braise, dont les ailes de chauve-souris battent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;De la chair fraîche, enfffin! Cela faisait ssssssi longtemps!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;J’ai enfin la présence d’esprit de sortir le pistolet de ma poche, et le pointe en tremblant vers la créature. Celle-ci, d’un coup de griffe, projette l’objet dans les rayonnages, puis reprend son approche en sifflant. Alors que je fouille mes poches à l’aide d’un autre outil pour me défendre, je tire le morceau de papier donné par Michael. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ne-Ne me tuez pas!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et pourquoi donc, pauvre mortel&amp;nbsp;? demande-t-elle avec un sourire sadique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;On m’a envoyé chercher le-l’historique des exportations de 2005 à 2007, dis-je en tendant le papier au démon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle s’empare du papier, chausse une paire de lunettes et se met à lire le papier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Oh, dit-elle, d’un air déçu. C’est Michael qui t’envoie&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Oui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Suis-moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je la suis, en prenant toutefois soin de récupérer mon pistolet, et en maintenant une distance stratégique entre nous. Mais toute idée de cannibalisme semble avoir déserté l’esprit du démon, et en route, la voilà qui m’explique&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je ne sors pas très souvent, alors la direction me laisse manger un stagiaire de temps à autre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Elle s’arrête devant un rayonnage, et me met huit volumes dans les bras.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoListParagraph" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size-adjust: none; font-size: small; font-stretch: normal; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Tu diras à Michael de se méfier du deuxième semestre 2006 et du premier semestre 2007. Avec la crise des subprimes, on a eu moins de commandes, et ça les a rendus un peu nerveux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je remonte victorieux, et longe le couloir qui me ramène à mon bureau. Je repasse par l’accueil, où les hôtesses contiennent à coup de fusil à pompe des hordes de zombies qui tentent de passer la porte.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je passe en sifflotant, chacun son travail après tout, mais le succès est de courte durée. Michael n’est pas là, mais a laissé un post-it sur mon écran.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Cher Félix.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Merci pour les archives.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;J’ai du nouveau pour toi&amp;nbsp;: Je voudrais que tu assistes à une présentation de nos objectifs budgétaires pour la rentrée, je pense que cela t’aiderait à cerner les enjeux économiques de l’entreprise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;PS&amp;nbsp;: J’ai laissé une pelle pour toi dans le placard, prends-la, elle te sera utile.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-9057010015212824009?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/9057010015212824009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/08/corporate-responsibility.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/9057010015212824009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/9057010015212824009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/08/corporate-responsibility.html' title='Corporate Responsibility'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-7029174451757691854</id><published>2010-07-27T13:31:00.000-07:00</published><updated>2010-07-27T13:31:05.262-07:00</updated><title type='text'>Midi Quinze</title><content type='html'>&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Une pièce, que la lumière du jour éclaire d'une clarté reposante. &lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L'horloge  indique midi dix, et je vais bientôt mourir. Nous avions l'habitude  d'assassiner nos condamnés à l'aube. les vieilles traditions se perdent.  Peu m'importe. La porte s'ouvre, un homme entre. Lui, je le connais.  J'ai tué sa famille sous ses yeux, de mes mains. Il avait une femme,  deux enfants, peut être plus.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je ne sais plus.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il me regarde, maintenant. Il a le regard sans haine de ces hommes qui n'ont plus rien. Un regard vide, sans vie.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Vous avez l'air aussi mort que moi.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L'homme  me regarde. Il ne sait peut être pas quoi dire. Il ouvre la bouche pour  parler, hésite, la referme, ne dit rien. Il est midi onze maintenant.  Puis il dit :&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- C'est vous qui m'avez tué.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Je sais.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il  tient un revolver dans sa main. Je me souviens. Il y a deux ans,  pendant une prise d'otage, dans un car de touristes qui venaient  d'Abidjan. Je l'avais choisi car il y aurait des femmes et des enfants  étrangers. Des innocents que personne ne voulait voir mourir.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Pourquoi avais-je fait ça ?&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pour  l'argent, probablement. Ou pour survivre. La police étrangère me  recherchait déjà, à l'époque, mais ils ne faisaient pas la loi dans nos  villages. La loi, c'était moi. J'étais le chef de guerre, j'étais  craint. Je commandais, de la pointe d'un revolver.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Un modèle comme celui de l'homme qui me tuerait. &lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je  me souviens surtout de son fils, le plus jeune. Je l'ai tué dans le  car. Il était jeune, il ne comprenait pas, il se débattait. Alors je  l'ai tué. Son père n'a rien dit, il s'est juste penché, et a fermé les  yeux de son fils. Il ne pleurait même pas.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; L'homme me détache. Il sait que je ne fuirai pas, je n'ai nulle part où aller. &lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est midi douze, maintenant. Et je vais bientôt mourir.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;J'ai  probablement assassiné le reste de sa famille aussi. J'avais promis de  tuer un otage tous les jours jusqu'à ce que je reçoive la rançon.  Combien avais-je demandé ? Je ne sais plus.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La  rançon n'est pas venue. Alors j'en ai tué un, au hasard, dans la foule.  Le lendemain, un autre est mort. Pendant un mois, je tuais un homme  tous les jours. Avant le petit-déjeuner, comme on prend un médicament.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; L'homme est adossé contre la porte. Il ne veut toujours rien dire. L'horloge indique midi treize.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Un  jour, il n'est resté personne d'autre que lui. Alors je l'ai pris avec  moi, je l'ai attaché, et je suis parti. Je me suis enfui, et l'homme est  parti avec moi, comme monnaie d'échange. Je me suis caché avec lui  pendant un mois, puis je l'ai abandonné. Il ne servait à rien. Personne  n'aurait payé pour lui.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- On m'a laissé le droit de vous tuer. Compte tenu des circonstances, ont-ils dit. Mais ils ne me font pas confiance.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je le regarde sans comprendre. Il précise:&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Il n'y a qu'une seule balle dans le revolver.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je regarde l'horloge. Il est midi quatorze. J'ai envie de parler.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Vous ne pourrez pas me tuer, pour la même raison que je n'ai pas pu vous tuer. Je suis déjà mort. Tout comme vous.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Il ne me reste qu'à finir le travail, alors.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il pointe l'arme sur moi.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est midi quinze, et je suis déjà mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-7029174451757691854?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/7029174451757691854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/midi-quinze.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/7029174451757691854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/7029174451757691854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/midi-quinze.html' title='Midi Quinze'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-2417062938143904384</id><published>2010-07-22T07:24:00.000-07:00</published><updated>2011-01-22T14:58:23.831-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conte'/><title type='text'>Le jeune maître et le vieux maître</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Un jour, au sommet d’une montagne, l’élève dit a son maître :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je veux être riche. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Le vieux maître ne fit rien pour l’en dissuader, et dit simplement&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Il te faudra travailler dur pour bien gagner ta vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Alors l’élève travailla. Il apprit beaucoup, et des années plus tard, dépassa son vieux professeur, et maître a son tour. Mais il remontait de temps à autre dans la montagne pour retrouver le vieil homme, et ce dernier lui demanda un jour&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Tu as maintenant acquis savoir et argent, tu es assurément très riche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Non, cela n’est pas la vraie richesse, je ne suis pas encore riche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Le jeune maître voulut gagner la considération de ses pairs. Avec l’argent qu’il possédait, il ouvrit une manufacture pour que les plus pauvres aient du travail, il organisa des grandes fêtes pour ses amis, il ouvrit son immense jardin pour que tous puissent s’y promener. Tout le village l’aimait beaucoup, et il fut élu maire sans même l’avoir demandé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Toutefois, lorsqu’il parlait avec son vieux maître, il doutait de sa réussite.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;J’ai gagne le respect et la considération de mes pairs, et ils m’ont récompense pour mes efforts. Mais je ne crois toujours pas être riche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Le jeune maître courtisa donc la plus belle femme du village. Celle-ci tomba bien vite amoureuse de lui, et ils vécurent heureux pendant de longues années… Mais lorsqu’il revenait dans la montagne, le jeune maître doutait encore de lui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Un jour la mousson s’abattit sur sa maison, détruisant son toit et ruinant son jardin. La manufacture aussi avait été emportée par les eaux, il était ruine. Sa femme le quitta, car il n’avait plus rien à lui offrir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Le jeune maître se rendit chez amis pour la nuit, mais fut chassé comme un mendiant, et courant dans la boue et la pluie, il se rendit chez son vieux maître, qui lui offrit un bol de riz et une natte pour dormir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Considérant ces trésors, il remercia chaleureusement son maitre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Ca y est, dit-il alors. Je suis riche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Non, dit le vieux maitre, tu n’es pas riche. Mais tu es sage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-2417062938143904384?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/2417062938143904384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/le-jeune-maitre-et-le-vieux-maitre.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/2417062938143904384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/2417062938143904384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/le-jeune-maitre-et-le-vieux-maitre.html' title='Le jeune maître et le vieux maître'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-7331549547955129465</id><published>2010-07-21T01:42:00.000-07:00</published><updated>2011-04-02T10:15:10.970-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><title type='text'>Une Histoire d'Amour</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je suis seul, accoudé au zinc du bar d'un hôtel luxueux. La personne qui m'accompagne m'a déjà fait faux bond. Nous ne sommes pas ici depuis une heure, que la voilà déjà en train de susurrer des compliments à l'oreille d'une créature de rêve. Voilà qui me laisse seul pour me lamenter dans ma bière. J'aurais mieux fait de rester chez moi, comme toujours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Adossé au comptoir, je me prends à envier les couples qui passent devant moi. Tous ont l'air heureux, et ceux qui ne le sont pas semblent passablement éméchés. Ce qui est mieux que rien. Mes doigts torturent distraitement le sous-verre, tandis que mon regard erre de groupe en groupe. Près de l'entrée, deux jeunes, un vingtaine d'années se tiennent par la taille. Pour eux, la soirée ne fait que commencer. L'un deux est un genre de golden-boy au look de jeune cadre dynamique. Son costard est fait sur mesure, sa chemise immaculée est ouverte jusqu'au nombril, une petite chaîne en or. Sa compagne du moment est une grande blonde, sa couleur de cheveux est aussi fausse que le sac qu'elle porte à son bras. Elle passe son temps à faire semblant de trébucher, ridicule prétexte pour pouvoir s'accrocher à son bras.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je soupire. Je rentrerais bien chez moi, mais qu'y faire? Alors je me retourne vers le bar, et je commande un nouveau verre, que je paye distraitement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Ne penser à rien. De toutes façons, je sais bien comment cette nuit se finira. Cecillia reviendra vers moi, passablement éméchée, peut-être avec sa conquête de la soirée, et me demandera de la raccompagner chez elle. Ce que je ferai de bonne grâce. Cecillia l'italienne, ma meilleure amie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;A ma droite, un mouvement. Quelqu'un s'assoit au bar, sur le tabouret juste à ma droite. Je bois mon verre lentement, le regard perdu dans les volutes que font l'eau des glaçons se mêlant à la vodka. Cette vision a quelque chose d'hypnotique, je passerais bien la soirée, perdu quelque part entre mes pensées et la liqueur cristalline qui s'écoule dans ma gorge. L'alcool me fait frissonner,&amp;nbsp;&amp;nbsp;alors que je réajuste ma position sur mon siège, une douleur se rappelle à mon bon souvenir. Une côte cassée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Soudain, les volutes dans mon verre semblent prendre forme, et je vois un visage connu apparaître dans les circonvolutions. Ricanant avec un sourire cruel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Aïe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;La pointe du pied de l'homme vient cogner mon estomac. Un deuxième vient percuter ma mâchoire. Je gémis de douleur, je me retourne, dans l'espoir que mes assaillants se lasseront de me faire souffrir. Je crache, à même le béton, ma salive mêlée à du sang. Et une dent. Peine perdue. L'un d'entre eux me retourne sur le dos, saisit mon col, visqueux de morve, de salive et de sang. Il approche son visage de moi, et me regarde avec un sourire sadique. Il a d'immenses yeux bleus, le crâne rasé. Pas de tatouage, pas de piercing. Un look impeccablement soigné.&lt;br /&gt;- Ça te plaît, pervers?&lt;br /&gt;Je ne réponds pas. Pas par courage, non, simplement par ce que cela ne sert à rien. Quoi que je dise, ils me frapperont. Alors je me tais.&lt;br /&gt;Peine perdue, un nouveau coup de talon percute mon thorax. Plus question de me retenir, je hurle maintenant de douleur.&lt;br /&gt;- Ta gueule! Je t'ai dit de la fermer!&lt;br /&gt;Un nouveau coup semble m'exploser le foie, suivi par un autre. Ma vue se brouille.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je frissonne rien qu'en repensant à ces souvenirs. Je finis mon verre, cul-sec, puis décide de sortir fumer une cigarette. Mon sac est au pied de mon tabouret, mais la sangle est prise dans le siège à côté. Je tire un coup dessus, avant de me rendre compte que le poids de quelqu'un empêche la sangle de se dégager. Je lève la tête, pour demander à mon voisin de soulever son tabouret.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Nos regards se croisent, et en cet instant, ma vie change. J'ai l'impression de faire une chute de dix mètres. La tête légèrement penchée sur le côté, ses yeux gris me regardent sans antipathie, un léger sourire étire ses lèvres.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je me sens fondre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;J'en oublie pourquoi je suis accroupi au sol.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;J'attrape mon sac, et mon voisin me tend la main, m'aide à me relever. Nous nous regardons, l'un en face de l'autre, sans un mot, pendant d'interminables secondes. Je suis incapable de dire un mot, de faire un geste. La main crispée sur mon sac, je reste silencieux, et quand je me rends enfin compte du ridicule de la situation, je me détourne sans un mot et sors de la salle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;A l'extérieur, la nuit est tombée depuis longtemps. Les voitures passent à toute vitesse dans la rue, face à moi, laissant des traces de lumière rouge et noire dans cette nuit noire. J'allume une cigarette. La lueur de la braise est à peine visible, et mon visage est éclairé pendant une brève fraction de seconde quand j'aspire la fumée. Je souffle, et devant moi une nouvelle forme se dessine dans les courbes blanches qui s'élèvent de ma main.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;Pitié...&lt;br /&gt;Allongé sur le sol, à demi inconscient, c'est le seul mot que je suis en mesure d'articuler. Pourtant mes assaillants ne me frappent plus. Ils sont hors de ma vue, je ne sais pas ce qui se passe. Je n'ai même pas la force de bouger la tête. J'entends des exclamations, des clameurs. On se bat derrière moi.&lt;br /&gt;J'entends mon agresseur hurler:&lt;br /&gt;- Je t'aurai, salopard! Je te jure, Je t'aurai, et si je ne suis pas là, mes frères s'en occuperont!&lt;br /&gt;Il s'interrompt dans un cri de douleur. Je tente de me retourner pour comprendre ce qui se passe, mais en vain. Une silhouette floue se dessine dans la lumière.&lt;br /&gt;Pitié...&lt;br /&gt;- Courage mon gars, c'est presque fini maintenant. Tiens bon. On va te sortir de là.&lt;br /&gt;La silhouette se penche vers moi, saisit ma tête ensanglantée dans ses mains, et approche son visage, tout près. J'arrive à sentir son parfum, ses cheveux caressent ma joue, ses boucles d'oreilles reflètent la lumière du jour.&lt;br /&gt;Derrière moi, j'entends un nouveau cri. Ma sauveuse jette un coup d'œil derrière moi, le regard parfaitement neutre. Je tente de bouger, mais la femme me retient, plus fermement cette fois. Dans mon dos, les clameurs d'un combat continuent. Je ne vois rien, mais je devine ce qui se passe. Elle me dit doucement, en me regardant droit dans les yeux, afin de m'empêcher de bouger:&lt;br /&gt;- Je m'appelle Cecillia. Avec deux L.&lt;br /&gt;Au loin, une sirène d'ambulance retentit.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Ça va?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;J'émerge de ma contemplation. Je me rends compte que je suis prostré, assis contre le mur, à même le sol du trottoir, les yeux embués de larmes. Je relève la tête. C'est mon voisin de tout à l'heure. Je tente un sourire peu convaincu, qui se transforme vite en grimace alors que je me relève. Il me tend, une fois de plus, une main amicale, et je me relève.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Tu faisais une sale tête en sortant, je me suis inquiété. Non, merci, je ne fume pas, ajoute-t-il en refusant la cigarette que je lui propose. A propos, précise-t-il, je m'appelle Rémi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Thomas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;La conversation s'engage. Je finis ma cigarette, le cœur léger, et nous rentrons tranquillement. Assis sur un canapé, nous buvons, discutons gaiement. Comme de vieux amis. Il y a des gens que l'on a l'impression de connaître depuis toujours, Rémi est du nombre. A une autre table, quelqu'un me fait signe. Cecillia. Elle me regarde avec un immense sourire, et semble immensément contente que je passe une bonne soirée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Car je passe une bonne soirée, la meilleure de ma vie. Avec lui, je me sens invincible, inaccessible. Je tourne ma tête vers celle de Rémi, qui plonge ses yeux dans les miens. J'approche mes lèvres doucement...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Il détourne la tête.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Pas tout de suite. Pardonne-moi, je suis un peu vieux jeu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Excuse-moi, je n'aurais pas dû.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Un silence un peu gêné s'installe. Nous ne disons rien. Puis, contre toute attente, Rémi éclate de rire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Si tu voyais ton air de chien battu! C'est pas grave, je te dis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je souris, à moitié rassuré. Pour donner le change, je propose d'aller chercher un verre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Au bar, je prends deux bières, je me retourne en direction de Rémi en attendant que le barman les ouvre. Il est au téléphone, il me regarde avec un grand sourire, tandis que je reviens dans sa direction. Il prend une bière, nous trinquons, les yeux dans les yeux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Pas de problème, je vais lui demander tout de suite. Je dois te laisser maintenant, on se voit peut-être tout à l'heure.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Il prend une gorgée de bière, essuyant d'un geste délicat de ses doigts l'humidité qui s'est déposée sur ses lèvres.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Un ami à moi fait une petite soirée, ça te tente qu'on y passe tout à l'heure?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je suis d'accord, bien entendu. Nous emportons nos bières, tandis que je m'écarte pour payer au comptoir. Resté seul, Rémi sort son téléphone. Je suis au bar, le bruit des conversations m'empêche d'entendre sa conversation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;- Allô, Anders? C'est Rémi. Je le tiens, je vous l'amène tout à l'heure. Non, il ne se doute de rien. Prépare les lieux en m'attendant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; color: #2c3635; font-size: small; line-height: 18px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Trebuchet MS',sans-serif;"&gt;Je me retourne. Nous sommes prêts à partir, maintenant. Il me regarde de ce sourire qui me fait fondre, mon cœur se soulève, je me sens léger. Léger et, pour la première fois depuis longtemps, je suis heureux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Un texte qui m'a été demandé pour la Journée Mondiale contre l'Homophobie et d'abord publiée sur ma page Deviantart.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-7331549547955129465?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/7331549547955129465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/une-histoire-damour.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/7331549547955129465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/7331549547955129465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/une-histoire-damour.html' title='Une Histoire d&apos;Amour'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-4808678256910616030</id><published>2010-07-19T02:30:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T02:12:30.519-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spin-Off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><title type='text'>Sois Fort, Petit Frère</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;«&amp;nbsp;Ecoute-moi bien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tu n’as pas beaucoup de temps. Dans quelques heures, il va se passer quelque chose de terrible. Quelque chose de terrible&amp;nbsp;? Quoi&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je… Je ne sais pas exactement. Mais le monde que tu connais sera réduit en cendres. Retrouve tes amis. Maintenant. Reste avec des gens en qui tu as pleinement confiance. Tu n’as pas le temps de douter, pas le temps d’hésiter. Tiens-toi prêt, petit frère.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Un long silence s’installe. Je doute de la réalité de la voix que j’entends aujourd’hui, pour la première fois depuis des années.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je t’aime, gamin. Prends soin de toi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Attends&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je hurle dans le combiné pour l’empêcher de raccrocher.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Et toi&amp;nbsp;? Tu seras où&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je n’en sais rien. Sois fort, frérot.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il raccrocha. La lueur orangée du soleil couchant illuminait mes yeux embués de larmes. J’osais à peine à y croire. Après cette dispute avec mes parents, mon frère a quitté la maison, il y a des années. Puis il s’est fait passer pour mort, dans un simulacre d’accident de voiture, cachant son existence aux yeux de toute sa famille, de tous ses amis, à l’exception d’une personne, moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il m’a fallu assister à l’enterrement de mon frère, tout en sachant que le corps défiguré dans le cercueil n’était pas le sien. Un secret lourd à porter pour un enfant de dix ans, et jusqu’à ce jour, je n’avais eu aucune nouvelle. Au point de le croire mort pour de bon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18.0pt;"&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sois fort, frérot.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Cette phrase ne pouvait venir que de lui. Comment ai-je pu honorer une telle promesse&amp;nbsp;? J’étais si bouleversé que pleurer à l’enterrement ne m’avait pas été très difficile. Et puis, pendant neuf ans, ce secret était resté enfoui au fond de mon âme. S’il réapparaissait dans ma vie, en ce moment, c’était pour une bonne raison. Sans une seconde d’hésitation, je m’emparai du téléphone, et composai le numéro d’un de mes amis de faculté.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;François, bordel, il faut qu’on parle, réponds&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’écran affichait sobrement&amp;nbsp;: &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Hors couverture réseau&lt;/i&gt;. Où était-il&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;J’avais dix ans.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Félix, il fa falloir être fort. Je vais partir, très loin d’ici, et tu ne me reverras plus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Tu vas où&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Très loin. En Atlantide. Mais c’est un secret.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ma première pensée à cette annonce tragique fut la perspective terrifiante que désormais je devrais jouer à Mario Kart tout seul.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Écoute-moi bien. Dans quelques jours, Papa et Maman vont t’annoncer quelque chose de très triste. Ils vont te dire que je suis mort.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Pourquoi&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je ne peux pas t’expliquer. Mais je veux que tu saches que même si tu me vois mort, ça ne sera pas moi, tu comprends&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ça sera qui&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Quelqu’un d’autre. Pendant ce temps-là, Félix, je serai en train de partir très loin. Mais il faudra garder le secret. Il faudra faire semblant d’être triste. Tu me promets&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Promis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Un jour, un monsieur viendra te poser des questions sur moi. Même si il est très méchant, il faudra leur dire que tu ne sais pas, que je suis mort. C’est promis&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il s’était levé, me regardant de toute sa hauteur, comme il le faisait toujours pour me faire peur. Et ce soir-là, il était vraiment terrifiant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Félix, où est ton frère&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mais j’avais compris.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il est mort,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang="FR"&gt; dis-je.&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mon frère m’asséna une gifle monumentale. Je roulai au sol, une larme perlant au coin de mon œil.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ne me mens pas&amp;nbsp;! Où est Jérôme&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je ne sais pas&amp;nbsp;! Il est mort&amp;nbsp;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Jérôme me serra dans ses bras.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je suis fier de toi, frangin. Je vais partir, maintenant, mais avant, je vais te confier un autre secret. C’est un mot. Si tu entends ce mot, et que ça a l’air grave, promets-moi de fuir. Tu fuis très loin, très vite.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Où ça&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="ListParagraph" style="margin-left: 36.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; text-indent: -18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font: normal normal normal 7pt/normal 'Times New Roman';"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Chez quelqu’un. Un copain, une copine. Et surtout, sans en parler à Papa et Maman. Sois fort, frérot.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: 18.0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je le regardai sans comprendre. Il me confia le mot, tout doucement, dans le creux de l’oreille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: Gisha; font-size: 12pt;"&gt;- Delta.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: Gisha; font-size: 12pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: Gisha;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;Le texte est un spinoff d'un livre de&amp;nbsp;&lt;a href="http://silverblogbd.blogspot.com/"&gt;Silver&lt;/a&gt;, l'Empire des Cieux. Ne soyez pas vexes si vous ne comprenez pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Gisha;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Speciale dedicace a Silver, Francois et Bruno.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-4808678256910616030?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/4808678256910616030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/sois-fort-petit-frere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4808678256910616030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/4808678256910616030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/sois-fort-petit-frere.html' title='Sois Fort, Petit Frère'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-5135071959396555057</id><published>2010-07-17T07:18:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T02:12:54.662-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='One-shot'/><title type='text'>Une Histoire Vraie</title><content type='html'>&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le téléphone ne tarda pas à sonner. Un  passant, probablement imbibé de whisky frelaté, avait voulu profiter  d'une ruelle pour calmer sa vessie, et avait trouvé le corps, et avait  titubé jusqu'au dernier bar ouvert où il avait prévenu la police.&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je me rendis sur les lieux sans trop me  presser. Je garai la voiture, et m'approchai de la scène du drame en  pestant contre l'eau du caniveau qui s'infiltrait dans mes bottes. Il y  avait bien un mort dans la rue, gisant sur le dos, les bras écartés,  ruisselant d'eau de pluie. La personne qui avait appelé était partie,  mais à vrai dire je m'en moquais bien. Pas de papiers dans les poches du  cadavre, rien qui permette de l'identifier.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; On était  vendredi soir, et la plupart des ouvriers qui venaient boire dans ce  quartier paumé avaient vidé les lieux depuis des heures. Les bars  fermaient l'un après l'autre, le temps de ranger les chaises et de fumer  une dernière cigarette.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Seule la  lumière blanche des lampadaires et celle, rouge et bleue, des  avertisseurs lumineux de mon véhicule, se reflétaient sur les murs  trempés.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;M'étant assuré que personne  ne rôdait, je résolus d'attendre la venue du médecin légiste dans la  voiture. Le cadavre n'allait pas s'envoler. De la vitre de ma portière,  je guettais l'arrivée de celui qui me permettrait enfin d'aller me  coucher. Je ne vis qu'une fenêtre allumée et ouverte en dépit des  torrents de pluie qui se déversaient à l'intérieur. Sur les rideaux  trempés, se dessinait une grosse silhouette noire, comme une ombre  chinoise, qui se dandinait sur un siège. Ouvrant la fenêtre, je  distinguai le son d'un piano, quelques notes rythmées, le bruit étouffé  d'une trompette en sourdine. Certains ne dorment donc jamais ? Je  laissai la vitre entrouverte afin de profiter de cet accompagnement  inattendu, et je me sentis m'endormir doucement.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;-  Bonsoir, Sergent.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je sursautai. A  l'extérieur de la voiture se tenait le médecin, en pyjama sous son  imperméable gris, à peine à l'abri des intempéries sous son chapeau.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Montrez-moi où il est, qu'on en finisse,  dit-il.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Peinant à reprendre mes  esprits, je désignai la ruelle.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;-  J'arrive.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le médecin partit en  râlant. Lorsque je fus un peu mieux éveillé, je rejoins l'homme qui  s'affairait sous la pluie. Il prit son pouls, vérifia ses yeux, lui fit  un test d'alcoolémie. Il saisit enfin sa sacoche de médecin, et retourna  se mettre à l'abri sans la voiture. Depuis le siège du conducteur, il  gribouilla trois mots sur un morceau de papier qu'il me tendit.  Incapable de déchiffrer l'écriture, j'osai lui demander la cause de la  mort.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- C'est pourtant évident, non ?  Même vous, vous pourriez le deviner. cracha-t-il. Attaque cardiaque. Je  vais me coucher maintenant, bonne nuit à vous.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et  sans attendre de réponse, il sortit de la voiture.&lt;span class="push"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je restais seul, ma nuit à moi n'était pas  terminée. Un sac à viande dans mon coffre me permettrait d'amener le  corps à la morgue. Si personne ne déclarait de disparition d'ici une  semaine, le corps serait enterré sous une petite croix nommée « John Doe  » et l'histoire en resterait là.&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span class="push"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="push"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;J'étendis  le sac sur le sol afin de faire rouler le mort, dévoilant alors six  entailles, faites au couteau, qui lacérait le dos de la victime. Puis je  refermai les boutons qui fermaient le sac, et soulevai le corps sur mes  épaules, éprouvant une vague compassion. La cause du décès était  évidente en effet. Mais personne n'en saurait jamais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;C'est une histoire presque vraie, inspiré d'un fait divers qui s'est  passé, si mes estimations sont bonnes, dans les années 30.&lt;br /&gt;J'ai  essayé (sans grand succès malheureusement) de recréer un ressenti mêlant  la prohibition, l'aspect "film noir", le jazz et l'Amérique de cette  époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait un clin d'oeil à mon jazzman préféré, j'ai  nommé Fats Waller, dont voici un extrait: &lt;a class="external" href="http://www.deviantart.com/users/outgoing?http://www.youtube.com/watch?v=_mF-QyvBqgs&amp;amp;feature=related"&gt;[link]&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-5135071959396555057?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/5135071959396555057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/une-histoire-vraie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5135071959396555057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/5135071959396555057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/une-histoire-vraie.html' title='Une Histoire Vraie'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7999776100888972319.post-8072058476761368495</id><published>2010-07-15T08:49:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T02:13:12.964-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle'/><title type='text'>Un truc de Guerre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'appelle Jonathan, j'ai dix-neuf ans,  vingt dans quelques jours. Là d'où je viens, je n'ai pas le droit de  boire une bière, par contre, j'ai le droit de mourir pour ma patrie.&lt;br /&gt;Aujourd'hui  me voilà dans cet hélicoptère, un fusil à la main. Comment suis-je  arrivé ici? Le sol défile sous mes pieds, un officier dont j'ai déjà  oublié le nom nous débite en continu des informations sur l'importance  de notre mission.&lt;br /&gt;Je ne me leurre pas. On n'envoie pas un bleu comme  moi dans une mission importante.&lt;br /&gt;Le danger, en revanche, est bien  réel, et, alors que l'hélicoptère passe en vol stationnaire au milieu  d'une place déserte, je sens mes mains trembler d'appréhension. C'est la  première fois que je quitte mon pays, et je suis éperdu d'admiration  devant le spectacle de la ville couleur sable qui s'étend devant moi. A  l'approche du sol, la réalité se rappelle à ma contemplation. Des  voitures ont brûlé, le marché, à quelques rues de moi, dont les tentures  de toutes les couleurs m'ont tant séduit, est déserté de sa population.&lt;br /&gt;Quelqu'un  pose sa main sur mon épaule, quelqu'un aurait-il de la compassion pour  moi?&lt;br /&gt;Non. On me montre un long câble noir que je descends en rappel,  et en quelques secondes, je suis de retour sur la terre ferme.&lt;br /&gt;Autour de moi, au loin, résonnent les bruits du combat: rafales de  mitraillettes, explosions et clameurs de bataille retentissent dans  toute la ville. Je ne me souviens pas précisément de mon briefing de  mission. Ce dont je me souviens, très bien, en revanche, sont ces  paroles.&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Votre mission est simple. Nettoyez la zone. Vous voyez un  ennemi, vous tirez, vous le tuez.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;Difficile de faire plus simple  en effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'épaule mon fusil, et j'avance lentement dans la  ville déserte. Mes sens sont en éveil, et je suis attentif à tout bruit,  tout mouvement. Mais ici, iln'y a rien, rien d'autre que le sifflement  du vent dans les câbles électriques qui me surplombent, rien d'autre que  les tourbillons du sable soulevé par le vent.&lt;br /&gt;Rien d'autre que le  silence immobile, entrecoupé de temps en temps par la mort.&lt;br /&gt;Alors  nous avançons, tous les cinq, en formation, attentifs, tous ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mouvement devant moi. Par réflexe, je tire, sans regarder. Je l'ai  raté. Tant mieux, ça aurait pu être un allié. &lt;br /&gt;Une balle claque près  de moi, tout près. Ce n'était pas un allié. Je me jette à couvert,  derrière un muret, et nous tenons prêts à nous battre, de part et  d'autre de la petite rue. Des tirs se font entendre, d'abord de l'autre  côté de la rue, puis du mien. Je pointe mon arme, tremblant et  transpirant, et je tire, sans viser. Aucune de mes balles ne touche son  but. &lt;br /&gt;À ma gauche, un homme tombe en hurlant, foudroyé par une  rafale. Il gémit de douleur en se convulsionnant sur le sol. En face un  nouveau tir vient l'achever. Il ne bouge plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'épaule mon  arme, et je passe ma tête par dessus le muret, prêt, cette fois, à tirer  pour tuer. Un homme se profile dans mon viseur. &lt;br /&gt;Je suis fasciné  par la quantité et la précision des informations qu'en cet instant je  parviens à relever. Un homme à la peau basanée, pas très grand, aux  cheveux courts, une cicatrice sur le front. Il est très jeune, dix-sept  ou dix-huit ans, pas plus. Il porte un t-shirt blanc maculé de taches de  poussière et de cambouis, déchiré en plusieurs endroits. Il est armé  -évidemment-, mais il n'aura pas le temps de viser. Je n'ai qu'un geste à  faire, si infime pour moi... Un simple muscle, et en face de moi, une  vie entière sera anéantie.&lt;br /&gt;Nos regards se croisent. Dans ses yeux, je  lis la peur.&lt;br /&gt;Que lit-il dans mon regard à moi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne tire  pas. Non, je baisse mon arme et me remets à couvert. Autour de moi,  personne n'a rien vu. Mes équipiers tirent sans hésitation, eux. Ils  savent que quand la démocratie et la liberté sont en jeu, le doute est  un luxe que nul ne peut se permettre. &lt;br /&gt;J'aimerais tant avoir cette  assurance stupide et bornée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout près de moi, mon équipier tire  sans hésitation. Puis l'officier nous désigne tous les deux.&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;On  va les prendre à revers, restez là et couvrez-nous.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'acquiesce, puis je regarde les deux hommes s'éloigner. Nous ne sommes  plus que deux. Combien d'adversaires nous font face? Trois, peut être  quatre. À côté de moi, mon voisin finit de recharger son arme, une  mitrailleuse lourde. Il se lève, et avec un rire sauvage, arrose la rue  d'une pluie de balles pendant près de dix secondes. &lt;br /&gt;Une balle de  précision se loge dans sa tête, et fait exploser son crâne. Le reste de  son corps vole à plusieurs mètres en arrière. Je suis maintenant seul,  éreinté, couvert de sang... et mort de trouille. Adossé au muret, seul  garant de ma survie, je serre contre moi mon arme. Je n'en peux plus, je  suis fatigué et angoissé. Je veux être chez moi.&lt;br /&gt;Je n'ai aucune  chance de m'en tirer, seul face à trois personnes, mais en même temps,  je ne veux pas mourir. Il ne me reste qu'une chose à faire : Prendre ses  jambes à son cou. &lt;br /&gt;Je bondis et, et je fuis, comme si les chiens de  l'enfer étaient sur mes pas. Une balle siffle derrière mon oreille.  Encore quelques mètres et je serai hors de portée. Le souffle vient à me  manquer, mes poumons sont en feu. Chaque pas ébranle mon corps entier,  et résonne jusque dans mon crâne, chaque battement de mon cœur semble  sur le point de faire exploser mon crâne, me rappelant, à chaque seconde  qui s'écoule, que je suis encore vivant.&lt;br /&gt;Un nouveau sifflement, un  peu plus près. Il faudrait, pour bien faire, que je courre en zigzag,  mais j'ai trop hâte d'être loin pour faire des détours. Je n'ose pas non  plus regarder derrière moi. Alors je cours de toutes mes forces, un  pas, un autre, encore un. Je suis presque hors de-&lt;br /&gt;Une balle se  plante entre mes omoplates. Elle a probablement été tirée de loin,&amp;nbsp;&amp;nbsp;car  mon gilet pare-balles suffit à m'en protéger. Le choc me projette en  avant, mais je ne tombe pas, non, je continue à courir, sans perdre un  instant, trop heureux d'être vivant.&lt;br /&gt;La seconde balle qui me touche  quelques instants plus tard, est moins clémente. Je suis touché au  mollet. Je trébuche sur le sol poussiéreux.&lt;br /&gt;Ne pas penser à la  douleur qui me lancine la jambe, ne pas penser que je suis maintenant  une cible facile, que je peux être abattu à tout instant. Continuer à  avancer, courir presque, le bout de la rue n'est plus loin. Des larmes  de douleur coulent sur mes joues.&lt;br /&gt;Enfin, je dépasse l'angle, je suis à  l'abri. Plus personne pour me tirer dessus, je suis vivant. Je cours  encore pendant quelques minutes pour être sûr de semer mes poursuivants.  Rester dans la rue est trop dangereux, j'y serais vulnérable. Non, je  passe une porte, la première que je trouve ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis  dans une salle de classe. Sur le tableau noir, des mots écrits à la  craie, auxquels je ne comprends rien. Je m'effondre sur la première  chaise que je trouve, et j'examine ma plaie. La balle s'est logée dans  le mollet, mais n'est pas ressortie. J'appuie doucement sur mon tibia.  Pas de douleur, la balle n'a donc pas atteint l'os. En revanche, pas  moyen d'extraire la balle. Je n'ai ni médicaments, ni premiers secours,  pas même un désinfectant.&lt;br /&gt;Alors j'attends. Je ne sais pas bien ce que  j'attends, puisque aucun secours ne sait que je suis ici. J'espère  qu'on me retrouvera, mais rien n'est moins sûr. Tout ce que je sais,  c'est que pour l'heure, je suis vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déchire un morceau de  T-Shirt avec mon couteau. Je n'ai rien de mieux. Je voudrais en faire  un bandage, mais le tissu est trop court, Il est à peine assez long pour  faire le tour de mon mollet. Finalement, j'éponge le sang qui coule de  ma jambe, et compresse la plaie de la paume de ma main. Je n'ai rien de  mieux à faire.&lt;br /&gt;Et j'attends. Les heures passent, interminables. Je  sombre lentement dans le sommeil, parenthèse de paix dans cette journée  atroce. La nuit tombe, le froid commence à se faire sentir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors,  un bruit attire mon attention. La porte s'ouvre lentement, et un homme  en passe le pas. Il tient une AK-47 dans les mains qu'il pointe sur moi  en tremblant.&lt;br /&gt;Je dévisage cet homme qui me fait face, mais je  n'arrive pas à distinguer ses traits. Après un effort immense, je le  reconnais. C'est l'homme que je n'ai pas pu tuer tout à l'heure. Nos  regards se croisent. Je suis blessé et désarmé, il me tuera sans  difficulté.&lt;br /&gt;Je tente de me lever, mais mes bras et mes jambes ne  m'obéissent plus. Comment une blessure à la cuisse peut-elle m'empêcher  de bouger mes bras ou ma jambe valide? Je suis cloué au sol, ma vue elle  même est trouble, et il me semble voir la scène d'un autre point de  vue, comme si je n'étais pas cet homme engourdi et incapable de faire un  geste.&lt;br /&gt;J'ai terriblement peur de mourir, mais savoir que je serai  exécuté par ce jeune homme a quelque chose de réconfortant. Je n'aurais  pas aimé mourir de la main d'un inconnu. Il ne baisse pas sa garde, mais  me vise sans plus bouger. Me regarde-t-il au moins? Je n'en sais rien,  je n'arrive pas à voir dans ses yeux.&lt;br /&gt;Il dit quelques mots, que je  ne comprends pas. Quelques mots qui pourraient aussi bien marquer ma  condamnation a mort que ma survie. Un silence tendu s'installe. Il me  pointe toujours de son arme, il n'a guère qu'un geste à faire pour me  tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde, regarde ma jambe, étendue sur une chaise.  Puis, très lentement; il range son couteau dans sa poche.&lt;br /&gt;Couteau? Il  avait une mitraillette quelques secondes plus tôt.&lt;br /&gt;Semblant enfin se  décider, il fouille dans une besace pendue à son épaule, en sort  quelques objets, qu'il me lance, avant de repasser par la porte et  prendre la fuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence de la nuit revient, entrecoupé par  les clameurs lointaines du combat. A mes pieds, des pansements, un  briquet et un paquet de cigarettes. Je tente de saisir les objets, mais  j'en suis toujours incapable. Ma vue se trouble à nouveau, puis je  retombe dans les ténèbres.                                                          &lt;span class="cc-name"&gt;&lt;/span&gt;                                                            &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h1 onclick="return true" style="margin-top: -4px;"&gt;&lt;a href="http://link3r.deviantart.com/art/Un-truc-de-Guerre-162546660"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;small&gt;&lt;a class="u" href="http://link3r.deviantart.com/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div&gt;&lt;table class="f"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="f dcats"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class="f cc-copy"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Bon, un nouvel exercice de style. &lt;br /&gt;Cette fois, la  contrainte était de mettre une scène d'action, un type de texte avec  lequel je suis inconfortable au possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste, je le dois à  Lévinas, un philosophe que j'apprée beaucoup. Sa théorie est que "Le  visage est ce qui nous interdit de tuer", et cette citation est une  thématique essentielle au texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien conscience de la  prévisibilité du texte, on sait tous ce qui va se passer dès les  premières lignes, seulement il n'y a rien de plus insupportable que les  textes avec une chute inattendue rien que pour le plaisir. L'inconnu  aurait pu lâcher une grenade dégoupillée plutôt que des cigarettes, mais  ça aurait fait moche dans le paysage (quoique rigolo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, et  oui, le héros est lâche. Il n'est pas donné à tout le monde d'être un  héros.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7999776100888972319-8072058476761368495?l=svalbard-passage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/feeds/8072058476761368495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/bon-ben-voila.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8072058476761368495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7999776100888972319/posts/default/8072058476761368495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://svalbard-passage.blogspot.com/2010/07/bon-ben-voila.html' title='Un truc de Guerre'/><author><name>Félix</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04516421112775479329</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_P42e8TP75Kc/TDRQjokrkHI/AAAAAAAAAEc/KT6q_Ai7lyM/S220/2333-8.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
